Le Réseau santé publique vétérinaire poursuit son développement - La Semaine Vétérinaire n° 1802 du 15/03/2019
La Semaine Vétérinaire n° 1802 du 15/03/2019

VIE PROFESSIONNELLE

ACTU

Auteur(s) : TANIT HALFON 

Lors de son assemblée générale, l’association a présenté son bilan d’activité pour l’année 2018, marqué notamment par l’organisation de dîners-débats. L’année 2019 s’annonce riche avec la création de groupes de travail.

Nous sommes dans une dynamique croissante », s’est félicitée Pascale Parisot, présidente du Réseau de santé publique vétérinaire (RSPV)1, lors de la dernière assemblée générale qui s’est tenue le 14 mars dans les locaux de l’école AgroParisTech. Créé en octobre 2010, le RSPV est une association regroupant des cadres de la santé publique vétérinaire, vétérinaires ou pas. Diversifier davantage les profils est d’ailleurs l’un des objectifs phares de l’association. En 2018, le RSPV comptait 77 adhérents, contre 63 en 2017 et 65 en 2016. Et l’année 2019 commence bien avec déjà 26 nouveaux inscrits. Ces bons chiffres vont de pair avec la dynamique de l’association engagée l’an dernier, qui a été présentée lors de l’assemblée. Notamment en matière de visibilité. Ainsi le site internet a-t-il été rénové, avec la mise en place du paiement en ligne pour adhérer, et son accessibilité sur les smartphones. Une page Linkedin a aussi été créée, et réunit actuellement près de 670 abonnés. De plus, trois dîners-débats, regroupant des vétérinaires du secteur public et privé, dont des praticiens, ont été organisés en région, sur le thème de la confiance. Des occasions aussi pour « renforcer l’entrée de membres du secteur privé ». Enfin, des partenariats contribuent au rayonnement de l’association, via l’organisation conjointe d’événements et la diffusion d’articles du réseau. Pour exemple, une conférence sur le One Health en milieu tropical est d’ores et déjà prévue en octobre prochain à Marseille (Bouches-du-Rhône), en association avec le Groupe d’intervention en santé publique et épidémiologie (Gispe)2.

« Susciter des vocations »

Plusieurs actions du réseau visent particulièrement à susciter des vocations, comme l’a expliqué la présidente. Des groupes RSPV junior sont présents depuis trois ans dans les quatre écoles vétérinaires et y organisent des soirées-conférences. Des groupes que l’association souhaite aussi développer dans les écoles agronomiques. Sur le site, les visiteurs peuvent trouver des fiches-métiers, reposant sur des témoignages de professionnels, ainsi que l’ensemble des formations existantes dans le domaine de la santé publique vétérinaire, avec une mise à jour effectuée régulièrement. Enfin, l’association propose un dispositif de parrainage. Avec actuellement 14 parrains et une dizaine de parrainés, le but est d’aider les professionnels engagés dans une démarche de réorientation. Des fiches présentant le parcours de chaque parrain, accessibles sur le site, complètent le dispositif. Cet objectif de sensibilisation du réseau vise bien plus que les étudiants ou les professionnels en reconversion. En témoigne le document présenté lors de l’Assemblée, une réflexion sur l’efficacité des dispositifs en santé publique vétérinaire, qui « propose plusieurs pistes d’évolution à destination des acteurs de la santé publique ». Ces pistes sont résumées sous la forme de 10 propositions qui visent à « renforcer l’efficacité réelle ou perçue de ces dispositifs ». Parmi elles, trois feront l’objet d’une réflexion approfondie en 2019 au sein du RSPV. L’une d’entre elles sera appréhendée à l’occasion d’un dîner-débat. Les deux autres seront examinées dans deux groupes de travail spécialement constitués à cet effet.

1 reseau-sante-publique-veterinaire.com.

2 gispe.org.

DEUX QUESTIONS À PASCALE PARISOT PRÉSIDENTE DU RÉSEAU DE SANTÉ PUBLIQUE VÉTÉRINAIRE ET DIRECTRICE GÉNÉRALE D’ALLICE1

Quels objectifs visez-vous avec la mise en place des groupes de travail ?
Ces groupes doivent élaborer des propositions de méthode et des outils pour optimiser l’efficience de nos organisations publiques et privées, ainsi que le transfert de procédures vers les éleveurs ou les opérateurs industriels. Dans la gestion des sujets sanitaires comme dans la prévention ; dans les élevages comme dans les ateliers de l’agro-alimentaire.

Quels conseils donneriez-vous à un confrère ou à une consœur qui souhaiterait se réorienter vers la santé publique vétérinaire ? L’École nationale des services vétérinaires (ENSV) est-elle, à terme, un passage obligé ?
Les métiers de la santé publique vétérinaire sont extrêmement variés. Travailler dans l’inspection de la santé publique vétérinaire requiert en effet de passer par l’ENSV pour entrer dans le corps de la fonction publique. Une formation apportant les bases de droit essentielles à l’exercice des fonctions et une bonne appréhension des organisations publiques nationales et internationales, peut être aussi la passerelles qui permet de franchir le fossé – pas si profond – qui peut exister entre le praticien et le cadre de santé publique vétérinaire en entreprise ou du secteur public. Au-delà de la formation, le réseau est essentiel et j’invite les confrères et consœurs à contacter les parrains du RSPV, à parcourir les formations et les offres d’emploi cités sur notre site web pour se faire une idée de la richesse des possibles !

1 Organisation professionnelle d’élevage représentant toutes les entreprises françaises de sélection et de reproduction animales.
Abonné à La Semaine Vétérinaire, retrouvez
votre revue dans l'application Le Point Vétérinaire.fr