La FACCO et la profession vétérinaire, une longue histoire d’amour - La Semaine Vétérinaire n° 1800 du 02/03/2019
La Semaine Vétérinaire n° 1800 du 02/03/2019

ACTU

La Facco est l’association française qui fédère, depuis plus de 50 ans, les producteurs d’aliments pour chiens, chats et autres animaux familiers. En 2018, l’industrie du pet food en France, ce sont 29 entreprises qui représentent plus de 98 % des volumes fabriqués, emploient plus de 7 000 personnes et génèrent un peu plus de 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires, dont près de 50 % à l’export. C’est une industrie qui va bien et la profession vétérinaire dans son ensemble y contribue très largement et de plusieurs manières plus ou moins connues, mais toutes essentielles.

Veiller au respect des minima nutritionnels

Dès l’Antiquité, Hippocrate prône : « Que ta nourriture soit ta première médecine. » Il peut paraître évident que les vétérinaires canins et la Facco œuvrent vers le même objectif : le bien-être des chiens, des chats et autres animaux familiers. Les vétérinaires le font au travers des soins qu’ils apportent au quotidien à nos animaux. La Facco, quant à elle, s’y consacre au travers des aliments qui sont proposés pour les nourrir. J’en profite pour rappeler un point qui me paraît essentiel tant je vois régulièrement certains confrères critiquer de façon infondée certaines marques d’aliments. Absolument tous les aliments complets commercialisés en Europe, et donc en France (les membres de la Facco s’y engagent formellement par écrit chaque année), respectent les minima nutritionnels requis pour les chiens et les chats. Cela est vrai aussi bien pour les aliments secs que pour les aliments humides, qui apportent chacun des avantages particuliers. Ces minima sont définis conjointement avec le Scientific Advisory Board de la Fediaf1, l’association européenne, où les professeurs Paragon et Nguyen représentent la France. Effectivement, ce ne sont que des minima qui peuvent se révéler insuffisants pour combler les besoins spécifiques de certains animaux en fonction de leur âge, de leur condition physiologique, de leur activité ou de leur état de santé. Et c’est là que doit intervenir le conseil du vétérinaire praticien qui doit pouvoir considérer la nutrition comme un outil supplémentaire dans son arsenal préventif ou thérapeutique.

Une chaîne de vétérinaires à tous les maillons

Nos confrères qui œuvrent dans l’Administration française et les institutions internationales (DGAL, OIE2) ont également un rôle important dans l’écosystème du pet food. La qualité des contrôles qu’ils effectuent, aussi bien chez nos fournisseurs de matières premières d’origine animale que sur nos propres sites de production, garantit la sécurité sanitaire de nos produits. De plus, ils participent activement à l’élaboration des règles et des lois qui régissent notre activité. Ces fonctionnaires contribuent aussi très largement à la bonne santé des exportations en accompagnant les entreprises dans leurs démarches et en leur fournissant le sésame qui permet aux produits de franchir les frontières : le certificat vétérinaire.

Je ne dispose pas des chiffres exacts, mais les vétérinaires salariés de l’industrie du pet food, qu’ils soient chercheurs, commerciaux, experts marketing ou en affaires réglementaires, sont très nombreux. Leur participation aux travaux de la Facco est essentielle, que ce soit dans les groupes de travail techniques ou les instances dirigeantes. On y retrouve ainsi des capitaines d’entreprise comme Éric Charles, ancien président d’ATM et mon prédécesseur à la présidence de la Facco, ou Christian Duquesne et son fils Jean-Charles, à la tête de La Normandise, pour ne citer que ceux qui, en plus de leur rôle de dirigeant, consacrent une partie de leur temps et de leur énergie au bien commun au sein du conseil d’administration de la Facco.

Les destins de l’industrie du pet food et de la profession vétérinaire sont intimement liés. Un très fort esprit de collaboration et de bienveillance s’est développé entre eux au fil du temps et il est fondamental de continuer à le cultiver pour affronter les débats de société à venir, tels que la place des animaux familiers dans la société et dans les villes, l’éducation des possesseurs, le bien-être animal et tant d’autres…

1 Fédération européenne de l’industrie des aliments pour animaux familiers.

2 Direction générale de l’alimentation, Organisation mondiale de la santé animale.

CHRISTOPHE CARLIER (L 97)

est président de la Fédération des fabricants d’aliments pour chiens, chats, oiseaux et autres animaux familiers (Facco) et directeur des affaires scientifiques, réglementaires et publiques chez Royal Canin. Il promeut dans ses différents postes l’adage “que ta nourriture soit ta première médecine”.
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