Belgique : un site internet pour sensibiliser les enfants - La Semaine Vétérinaire n° 1794 du 19/01/2019
La Semaine Vétérinaire n° 1794 du 19/01/2019

BIEN-ÊTRE ANIMAL

ACTU

Auteur(s) : BÉNÉDICTE ITURRIA 

Le ministre belge du bien-être animal souhaite, via ce nouvel outil, éclairer les générations à venir sur les enjeux liés au bien-être des animaux de compagnie.

Force est de constater que le bien-être animal fait partie des axes prioritaires du gouvernement wallon tant ses initiatives pour l’améliorer sont nombreuses depuis quelques années1. Afin de sensibiliser les Wallons à la bientraitance des animaux, le ministre du bien-être animal, Carlo di Antonio, a décidé une fois de plus2 de s’adresser aux plus jeunes d’entre eux, en lançant officiellement, le 8 janvier, dans une école de Jambes (province de Namur), le site internet Pense-bête3. Convaincu que les enfants « sont les acteurs d’un changement durable de notre société », le ministre souhaite, avec ce nouvel outil gratuit, éclairer les 9-10 ans sur les enjeux liés au bien-être des animaux de compagnie et encourager leur réflexion.

Réfléchir à l’engagement qu’un animal représente au quotidien

« Environ un ménage belge sur trois possède au moins un animal de compagnie, a souligné le ministre Carlo Di Antonio. Il est donc important de faire réfléchir les enfants à l’engagement qu’un animal représente au quotidien. » Ce site internet ludique et pédagogique, à utiliser à la maison ou à l’école, avec ses parents ou ses enseignants, mais aussi tout seul, vise à développer l’empathie, à responsabiliser sans pour autant culpabiliser ou dénoncer.

Actuellement, quatre animaux sont présentés sur la plateforme : le chien, le chat, le hamster et le poisson rouge. D’autres seront ajoutés ces prochains mois. Pour chacun d’entre eux, Pense-bête propose deux activités : “Prêt à adopter ?”, un quiz de 10 questions auxquelles l’enfant doit répondre correctement pour obtenir son “permis d’adopter” ; “Entre dans sa tête”, un jeu qui permet de se mettre à la place de l’animal, par exemple, quand son propriétaire ne prend plus soin de lui, lorsqu’il est dérangé dans son sommeil ou qu’il rencontre un autre animal, etc. Les participants assimilent ainsi des informations sur ce qui convient à un animal et les comportements à adopter. Ils peuvent évaluer leurs scores, identifier leurs faiblesses et ensuite y remédier grâce aux nombreux modules d’apprentissage mis à leur disposition, telles que les vidéos de la rubrique “Pense-bête TV”. Des fiches pédagogiques détaillées sont aussi proposées aux parents et aux enseignants qui souhaitent sensibiliser leurs enfants ou leurs élèves. Elles contiennent des rubriques explicatives très concises sur la définition de l’animal de compagnie et du bien-être des animaux, la législation actuelle en Wallonie4 et la méthodologie pour accompagner les plus jeunes dans leur réflexion sur les véritables besoins d’un animal de compagnie.

Cynthia Chiarlitti, professeure en communication de la Haute École de la ville de Liège, est à l’initiative des activités du site Pense-bête. Ces dernières ont pu voir le jour grâce à la collaboration bénévole de pédagogues et de professionnels du bien-être de l’animal de compagnie, parmi lesquels des confrères, Marc Vandenheede, professeur et chercheur en médecine vétérinaire du comportement, en science du bien-être des animaux domestiques et en éthique animale à l’université de Liège, Joël Dehasse, vétérinaire comportementaliste exerçant à Bruxelles et auteur de nombreux ouvrages sur le comportement du chien et du chat, et Joëlle Hofmans, comportementaliste en région liégeoise.

1 La Semaine Vétérinaire n° 1763 du 11/5/2018, page 10.

2 La Semaine Vétérinaire n° 1646 du 16/10/2015, page 13.

3 pense-bete.be.

4 Un permis est désormais nécessaire pour détenir un animal (et donc un animal de compagnie) en Région wallonne. Celui-ci est octroyé à chaque citoyen automatiquement et sans formalité. Toute personne peut détenir un animal à moins qu’une décision vienne le lui interdire via le retrait de ce permis (personne reconnue pour des faits de maltraitance animale).

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