Les libéraux, points d’ancrage sur le territoire - La Semaine Vétérinaire n° 1789 du 07/12/2018
La Semaine Vétérinaire n° 1789 du 07/12/2018

Edito

Auteur(s) : MARINE NEVEUX  

Les entreprises libérales, dont les structures vétérinaires, sont confrontées à un flot de réformes, qui ne favorisent pas la flexibilité et dont l’appropriation est difficile. Le poids des charges pèse lourd, comme l’ont exprimé les intervenants du récent congrès des professions libérales1. Ils pointent aussi la crise de la démocratie représentative, alors que se joue actuellement une démocratie directe. « Or, il n’y a pas de démocratie sans démocratie représentative. La démocratie, ce n’est pas la force, c’est le dialogue », insiste Paul-Henri Antonmattei, avocat et professeur de droit à l’université de Montpellier. « La démocratie, c’est l’écoute et le dialogue, non l’affrontement, renchérit Michel Chassang, président de l’Union nationale des professions libérales (Unapl). Davantage de valeur peut être apportée par les corps intermédiaires (élus, associations, etc.). Ils sont indispensables, or qu’est-ce que l’on en a fait ? ».

Quel impact auront les mesures annoncées par le président de la République sur les cliniques vétérinaires, telles que les heures supplémentaires défiscalisées, l’incitation aux primes de fin d’année, l’augmentation prévue du Smic de 100 € nets par mois qui pourrait concerner le salaire des auxiliaires de niveau 1 ?

« Nous avons un Sénat qui représente le territoire. Pourquoi ne s’appuie-t-on pas dessus ? », s’interroge Paul-Henri Antonmattei. Une évidence que notre confrère Gérard Larcher, président de la Chambre haute, a relayé ces derniers jours sur la chaîne Public Sénat : « La cohésion vient du territoire », rappelle-t-il, en homme de terrain. En outre, « le rôle et la place des maires pour écouter les citoyens, c’est quelque chose d’irremplaçable ». D’ailleurs, l’appel aux maires pour faire remonter les doléances pourrait être l’occasion pour les vétérinaires élus ou engagés dans le tissu associatif de témoigner des situations locales, car ils ont un fort ancrage dans les terroirs, une vue pragmatique, humaine et globale. « Vos professions sont celles qui permettent de mailler le territoire, reconnaît aussi Xavier Bertrand, président du conseil régional des Hauts-de-France et ancien ministre. Car elles ne sont pas déconnectées des réalités des Français. » Ces entreprises libérales créent de l’emploi, du lien, de la solidarité.

1 Lire pages 10 et 11 de ce numéro.

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