Univet : un écosystème au service de la profession - La Semaine Vétérinaire n° 1784 du 26/10/2018
La Semaine Vétérinaire n° 1784 du 26/10/2018

RÉSEAU

ACTU

Auteur(s) : MARINE NEVEUX  

Le 27 octobre, à Paris, Univet a présenté son quarté gagnant : Univet SAS, un GIE, un fonds de dotation et une plateforme web.

Le constat d’une demande changeante de la clientèle, centrée sur le “moi” et connectée, une concurrence non productive, une baisse de rentabilité pour les structures canines, des marges qui se réduisent, des ressources humaines compliquées à pourvoir, une course aux équipements coûteuse, une volonté d’organisation pour une meilleure vie, la part importante du chiffre d’affaires issue de la vente de pet food menacée par Internet, la directive “services” qui vient bouleverser le marché : voilà plusieurs facteurs d’un environnement changeant qui poussent les confrères engagés dans Univet à être acteur de leur avenir. « Nous proposons aux confrères de prendre en main leur destinée, explique notre confrère Christophe Navarro, fondateur de cette société par actions simplifiée (SAS). Nous constituons un réseau de vétérinaires pour apporter des soins aux animaux, garantir le bien-être animal. Notre objectif est de participer à la consolidation du marché, de le favoriser afin d’en être acteur. Nous choisissons ainsi d’unir les vétérinaires libéraux autour d’une marque forte. ». Des vraies valeurs exprimées dans une charte, un positionnement qui est celui d’un « grand libéral », avec des généralistes et des spécialistes qui travaillent ensemble, une relation client au cœur des préoccupations et des décisions, une entreprise engagée pour l’avenir du vétérinaire : voici les axes poursuivis et expliqués lors de la conférence de presse du 27 octobre à Paris.

Pour atteindre ses objectifs, Univet s’appuie sur une SAS gérée et détenue par des vétérinaires libéraux associés, un groupement d’intérêt économique (GIE), un fonds de dotation (FDD), qui permet, avec le soutien de Feralis et de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), de collecter l’argent et de le redistribuer à des organisations non gouvernementales (ONG), ainsi qu’une plateforme web destinée à satisfaire les clients.

Univet SAS

Univet SAS détient les cliniques vétérinaires : actuellement 23 structures dans trois départements (Alpes-Maritimes, Var et Bouches-du-Rhône) regroupant 100 collaborateurs, avec, à chaque fois, une structure référente et des satellites. L’ambition est aussi de s’étendre demain aux autres régions, voire à la Belgique et à la zone frontalière de l’Italie du Nord. Le fonds d’investissement Platina Equity Solutions 1 est à 40 % de la SAS.

Les acquisitions visent une croissance par bassin, avec une implantation en grappe pour un service régional. Le souhait est aussi celui d’un développement interne des bassins existants. « Sur le site, les vétérinaires ont une grande liberté d’exercice », explique notre confrère.

Le GIE Univet

« Le GIE Univet permet de maximiser le pouvoir d’achat et de négociation auprès des distributeurs, de réaliser des économies d’échelle, de formation, etc. En formation, un programme est établi pour les auxiliaires via Univet Academy. »

L’idée est que le GIE investisse aussi dans le digital avec la création d’une application commune avec le client, Oh!MyVet (sur mobile), qui permettra d’agréger l’ensemble des services du réseau Univet.

Un fonds de dotation pour la nature

« Notre mode de vie détruit la planète », s’indigne notre confrère Alain Moussu, responsable du FDD de la société. Enrichi de son expérience associative et engagée pour la faune sauvage et la biodiversité, il explique le développement en faveur de la nature souhaité par Univet. « Nous signons des accords avec des centres de sauvegarde : LPO Paca, Faune Alfort… et nous allons signer avec des ONG qui interviennent sur des points chauds du monde. » Et de poursuivre : « On s’inscrit dans le plan de l’Unesco 2 en faveur de la biodiversité ». Ce fonds va permettre de financer des actions ; aujourd’hui, il est alimenté par Univet, demain la plateforme de e-commerce pourra aussi y contribuer.

Jungle Vet, une plateforme d’e-commerce

Le marché du pet food est important : 40 % de la population achète en ligne pour le prix, 31 % pour la facilité d’achat et 29 % pour l’importance de l’offre, c’est le constat dressé par notre confrère Christophe Navarro. « Avec Jungle Vet, nous avons choisi de répondre à cette demande du client, et nous allons valoriser le fait que l’on apporte un conseil vétérinaire. » Junglevet est un site de e-commerce de produits. « Il bénéficiera d’un comparateur de prix. »

En projet : la possibilité de livraison sans frais chez les vétérinaires qui souhaitent y adhérer, ou avec frais chez le client. « Si l’on ne s’adapte pas, le client s’en va ».

« Tous les vétérinaires peuvent ainsi, d’un simple clic, générer du flux dans leur site d’exercice et récupérer une marge qui était perdue et des ventes au comptoir. Le flux doit aussi induire des actes. »

1 De type mono-family office.

2 Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture.

Lire aussi La Semaine Vétérinaire n° 1779 du 5/10/2018, page 13.

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