Le parcours, ça rapporte ! - La Semaine Vétérinaire n° 1776 du 07/09/2018
La Semaine Vétérinaire n° 1776 du 07/09/2018

FILIÈRE AVICOLE

PRATIQUE MIXTE

L'ACTU

Auteur(s) : TANIT HALFON  

Lancé en janvier 2017, un projet Casdar, nommé Bouquet, vise à définir une méthode pour évaluer les services apportés par les parcours en élevage de volailles.

Comment évaluer les services écosystémiques rendus par les aménagements végétaux des parcours1 en élevage de volailles ? C’est la question à laquelle va tenter de répondre le projet Bouquet2. Lancé en janvier 2017 et financé par le Compte d’affectation spéciale développement agricole et rural (Casdar) jusqu’en juin 2020, il fait intervenir 14 partenaires : des instituts techniques, des chambres d’agriculture, des lycées agricoles, des syndicats professionnels et des associations impliquées dans l’agroforesterie. Il fait suite au précédent projet nommé Parcours volailles3 (2011-2014). « Ce dernier entendait caractériser les différents types de parcours des volailles, et en identifier les avantages, explique Isabelle Bouvarel, directrice technique et scientifique à l’Institut technique des filières avicole, cunicole et piscicole (Itavi). Là, l’idée est d’aller plus loin, et de proposer une méthode pour mesurer les différents services apportés par le parcours. » L’éleveur, qui est l’acteur visé par ce projet, aurait ainsi, à terme, accès à une méthode simple d’utilisation et ludique pour identifier ce qui se passe sur son parcours déjà en place, et pour l’orienter dans ses choix d’aménagement de manière agroécologique. « L’outil vise aussi les personnes qui n’ont pas compris les tenants et aboutissants du parcours », précise Isabelle Bouvarel. Outre l’aide technique apportée aux éleveurs, le projet entend également mettre en avant les pratiques positives des élevages en plein air.

Des indicateurs en cours de construction

En pratique, les chercheurs ont défini huit catégories de services, à savoir préserver la biodiversité et les milieux naturels, produire des ressources et créer de la valeur, maîtriser les impacts environnementaux, optimiser l’utilisation des ressources, intégrer la production dans son territoire, connecter les systèmes d’élevage et les consommateurs, contribuer à une bonne qualité de vie, ainsi qu’au bien-être et à la santé des animaux. Par la suite, par catégorie, seront listés un certain nombre de services, associés à des indicateurs permettant de les évaluer. « Par exemple, pour la biodiversité, il est impossible de former tout le monde à tout reconnaître, souligne la chercheuse. Nous voudrions donc définir un indicateur qui ne nécessiterait pas d’être expert de l’environnement. » L’éleveur pourra ainsi favoriser un service ou un autre, en fonction de ses objectifs. À noter que pour l’évaluation du bien-être animal, les chercheurs reprennent les paramètres définis par la méthode Ebene4, récemment finalisée.

1 Le parcours correspond aux élevages plein air, soit les élevages de volailles Label rouge et biologiques.

2 bit.ly/2Qid96Q.

3 bit.ly/2NAn218.

4 bit.ly/2MYQ0sa.

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