Embellie ? - La Semaine Vétérinaire n° 1767 du 08/06/2018
La Semaine Vétérinaire n° 1767 du 08/06/2018

Edito

Auteur(s) : MARINE NEVEUX 

Les vétérinaires sont plutôt positifs ! Ce sont en effet les professionnels libéraux de santé qui accordent la meilleure note à la situation actuelle de leur profession, ainsi qu’à son futur ! C’est ce que révèle le récent rapport de l’Observatoire des professions libérales de santé1, avec une note de 5,9/10 attribuée par les confrères à la situation actuelle de leur profession, versus 5,2 de moyenne pour l’ensemble des sondés, et une note de 5,5 pour son avenir, versus 4,4.

L’embellie se ressent chez tous les professionnels, même si le niveau est encore loin de celui d’il y a six ans. Le pessimisme peut venir des contraintes quotidiennes, des incertitudes du contexte sans possibilité d’action. Les chirurgiens-dentistes sont les plus insatisfaits, les vétérinaires les plus positifs, selon ce rapport.

« Un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté », disait Winston Churchill. Cet optimisme repose notamment sur la forte relation au métier de notre profession : le plaisir d’exercer un “beau métier” auxquels les confrères sont attachés et dont ils sont fiers pour 90 %. Il est aussi dû à la liberté que l’exercice en libéral procure pour 90 % des vétérinaires ; liberté d’exercice et indépendance ressortent comme des points forts. Dans les dominantes également : 72 % des confrères se forment régulièrement, 70 % estiment apporter une contribution réelle à la société. En outre, la notion de vocation pour notre profession (89 %) est plus forte que la moyenne générale. Le métier est stimulant au quotidien pour 82 %. Le prosélytisme est en hausse depuis 2012, évoluant de 48 à 64 % pour les confrères qui recommanderaient à un jeune d’exercer en libéral.

Des ombres au tableau : les vétérinaires sont les plus nombreux à estimer que leur métier rapporte peu par rapport à leur charge de travail (80 %, versus 67 % en moyenne, toutes professions confondues). 69 % ont envie de moins se consacrer à leur métier et davantage à leur vie privée. La vigilance est en effet de mise pour éviter un éventuel burn-out2 ?

1 7e édition du Scan CMV Médiforce. Enquête réalisée auprès de biologistes, de chirurgiens-dentistes, d’infirmiers, de kinésithérapeutes et d’ostéopathes, de médecins généralistes, de pharmaciens, de radiologues et de vétérinaires.

2 Lire pages 48 à 53 de ce numéro.

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