Phyto’twin®, des comprimés à base de plantes pour faciliter l’accès à la phytothérapie - La Semaine Vétérinaire n° 1762 du 04/05/2018
La Semaine Vétérinaire n° 1762 du 04/05/2018

MÉDECINE COMPLÉMENTAIRE

PRATIQUE CANINE

Auteur(s) : PIERRE DUFOUR 

Cette gamme repose sur l’action synergique de deux plantes, dans quatre indications : infections digestives, respiratoires, douleurs articulaires et insuffisances rénale ou cardiaque.

La phytothérapie est un plus dans la médicalisation des patients, pour traiter à long terme des animaux âgés, limiter l’antibiorésistance, respecter l’intégrité de la muqueuse digestive et la microflore », souligne notre confrère Christophe Vernet, praticien à Rungis, animateur régional en phytothérapie pour le laboratoire Wamine, à l’occasion d’une réunion sur le thème « Conseiller simplement la phytothérapie aux propriétaires d’animaux », le 8 mars à Paris1.

En outre, elle permet de répondre à la demande des propriétaires, de plus en plus demandeurs de solutions naturelles de santé. 40 % des Français ont en effet recours aux médecines naturelles2, 88 % des pharmaciens y dédient un rayon, alors que seulement 7,5 % des vétérinaires les intègrent dans leur pratique quotidienne.

La phytothérapie ne repose pas sur la suppression d’une activité de l’organisme, mais sur l’analyse les systèmes constitutifs de l’organisme (neuroendocrinien, hormonal, immunitaire, nerveux) pour les réguler à l’aide de plantes spécifiques, précise le conférencier. Chaque végétal possède de nombreuses propriétés et indications, différentes suivant la partie employée. Le totum de la plante utilise tous les principes actifs, chacun ayant une action multiple et synergique avec les autres. Le travail du phytothérapeute consiste à déterminer la cible, puis à choisir la ou les plantes adaptées, avant de préparer le phytomédicament (prescrit sur ordonnance) avec un mélange de trois plantes en moyenne sous forme d’extraits de plantes standardisés (EPS), en préparation magistrale faite à la clinique, avec les noms de plantes et le numéro de lot. Ainsi, chaque animal a potentiellement un traitement unique.

La phytothérapie à portée de tous

Plus simples à administrer et sans préparation extemporanée, les comprimés Phyto’twin® de Wamine, sans ajout de sucre ni d’alcool, reposent sur l’association de deux plantes ayant prouvé cliniquement leur efficacité. Le procédé EPS phytostandard est l’extraction brevetée utilisée pour approcher le totum de la plante. Quatre formulations sont disponibles, à administrer à la posologie d’un comprimé pour 5 kg (correspondant à 1 ml d’EPS). Ils peuvent être vendus au comptoir, sans ordonnance. Ils ont une bonne appétence donc observance.

Phyto’twin® noyer-cannelle est recommandé lors d’infections digestives et de diarrhée, en complément du traitement étiologique, ou lors d’épisode aigu sans atteinte de l’état général. Le noyer a des propriétés antibactériennes et antivirales, c’est un astringent (donc antidiarrhéique), il est cicatrisant, hypoglycémiant et antifungique, tandis que la cannelle assèche les écoulements muqueux, est antiseptique, cicatrisante et anti-inflammatoire.

Le duo cassis-reine-des-prés est indiqué lors de douleurs articulaires, en complément d’un traitement conventionnel ou lors d’épisode aigu sans symptômes critiques (comme une fracture). Le cassis a des propriétés anti-inflammatoires comparables aux anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), sans effet ulcérogène. La reine-des-prés est considérée comme de l’“aspirine végétale”, mais ne provoque pas d’irritation de l’estomac.

Le duo sureau-réglisse est indiqué lors d’infections virales des voies respiratoires, en complément, ou lors d’épisode aigu sans symptômes critiques (dyspnée, notamment). La réglisse a des propriétés anti-inflammatoires, empêche l’adhésion des bactéries et des virus, est immunolomodulatrice, tandis que le sureau a une activité antivirale, antitussive et protectrice de la conjonctive.

Le duo aubépine-orthosiphon est conseillé lors d’insuffisance cardiaque ou rénale, en première intention en prévention, chez les races à risque par exemple, et pour les premiers stades, ou en association pour les stades avancés. L’aubépine a une action antioxydante, anti-inflammatoire, inotrope positive, antiremodelage cardiaque, antiarythmique, régulatrice de la tension artérielle et vasculoprotectrice, tandis que l’orthosiphon a des effets diurétique, néphroprotecteur, hypotenseur, anti-inflammatoire et antioxydant.

1 Prochaines dates : le 13 septembre à Lyon (Rhône), le 27 septembre à Vannes (Morbihan), le 4 octobre à Toulouse (Haute-Garonne).

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