Comment faire partie d’une équipe motivée ? - La Semaine Vétérinaire n° 1761 du 27/04/2018
La Semaine Vétérinaire n° 1761 du 27/04/2018

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@... VOUS !

Auteur(s) : CHANTAL BÉRAUD 

DÉSAMORCER LES CONFLITS, DÈS LES PREMIERS AGACEMENTS

Tous les jeudis, l’équipe au complet se réunit durant une heure. Nous parlons des nouveautés, de la façon de s’organiser, etc. Dernièrement, pour changer la banque d’accueil, nous avons discuté avec nos auxiliaires spécialisées vétérinaires (ASV) de sa hauteur, de sa profondeur. Elles voulaient être moins loin des clients. Je veille aussi à leur laisser une large part d’autonomie : par exemple, elles décident entre elles de qui fait l’accueil tel ou tel jour. Si elles font en sorte que cela tourne, que tout soit logique, elles vont se sentir bien, valorisées. Mais attention : au moindre problème, nous en parlons, et tout de suite… Je remarque qu’elles sont aussi souvent motivées pour faire quelques heures supplémentaires, pour apprendre de nouvelles notions. Aujourd’hui, dans l’équipe, tout le monde s’entend bien et va dans le même sens. Nous mangeons d’ailleurs souvent ensemble à midi, car la clinique comprend une sorte de petit studio bien pratique, avec réfrigérateur, table et canapé. Enfin, à l’embauche de toute nouvelle personne, outre les compétences du candidat, il importe de faire très attention à sa personnalité, à son caractère. Même si ce n’est pas évident à détecter ! Une bonne ambiance, c’est travailler avec des gens efficaces, qui ont le sourire quand ils arrivent le matin à la clinique.

Isabel Bourgois

L’AGENDA PARTAGÉ GOOGLE PERMET DE S’ENTRAIDER

L’équipe comprend trois ASV et six vétérinaires (deux en canine, trois en rural et un en équine). Pour une bonne ambiance, chaque vétérinaire doit certes veiller au bon fonctionnement de son secteur d’activité, mais aussi partager des objectifs et des projets communs d’équipe. Nous avons par exemple réfléchi ensemble à comment refaire le nouveau laboratoire et le nouveau chenil. Il faut aussi que les informations circulent bien entre nous tous. Cela se passe soit oralement, soit par l’envoi de SMS groupés (via l’application Whatsapp). Il nous arrive aussi de nous entraider. Grâce à l’agenda partagé Google, je peux en effet savoir où en sont mes confrères ruraux dans la progression de leurs rendez-vous quotidiens. Et pour que tout le monde finisse à temps ses visites, si quelqu’un a pris du retard, nous l’appellons pour lui proposer de l’aider à boucler sa tournée. Ce qui me motive aussi pour travailler dans cette clinique, c’est qu’il règne une sorte d’équité entre nous. Par exemple, je ne ressens pas de différences entre associés et salariés. Enfin, je ne me sens pas “bloquée” par les vétérinaires plus âgés : quand je ne sais pas quelque chose, j’aime aller discuter des cas cliniques avec eux. Et eux me laissent développer certaines évolutions de services.

Marie Bastaert

UNE PLACE EST LAISSÉE À LA VIE PRIVÉE

Ce que j’apprécie ici, c’est que l’équipe se parle ! On n’oublie pas de se dire quand cela va bien, et on s’exprime aussi directement quand cela va mal. Nous sommes deux vétérinaires associés : j’ai 33 ans et mon associé en a 60. Nous sommes tous les matins ensemble à la clinique. Pour les grosses chirurgies, nous prenons le temps d’être deux praticiens et d’y associer également les ASV. Les assistantes ne doivent pas être uniquement cantonnées à des tâches de secrétariat ou de ménage. Ce qui les motive, c’est de participer au suivi médical des animaux, ainsi qu’à certaines opérations. Comme elles sont deux ASV à travailler en alternance, elles communiquent aussi entre elles grâce à un cahier de liaison, où elles notent ce qui les concerne à l’accueil. Je trouve que l’organisation est bien cadrée. Du coup, c’est motivant, parce que cela évite notamment bien des tensions inutiles. Cette organisation comporte également une part de souplesse, notamment pour structurer la vie hors travail. Il m’arrive, par exemple, de prendre une matinée. Mon associé décide parfois de prolonger ses vacances. Prendre du temps pour soi n’est pas perçu comme quelque chose de négatif. Enfin, n’étant qu’à 20 minutes de Lyon, nous déléguons nos gardes à une autre structure, qui travaille 24 heures sur 24.

Sarah Leroy
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