Mieux comprendre le bien-être en élevage porcin - La Semaine Vétérinaire n° 1756 du 23/03/2018
La Semaine Vétérinaire n° 1756 du 23/03/2018

FORMATION

PRATIQUE MIXTE

L'ACTU

Auteur(s) : TANIT HALFON  

La SNGTV propose une formation sur le bien-être en élevage porcin, fondée sur les cinq besoins fondamentaux de l’animal. L’objectif : former des vétérinaires référents au bien-être animal.

Aujourd’hui, les éleveurs porcins se sentent désemparés, car leurs pratiques d’élevage sont remises en question par la société. Avec pour conséquence l’installation d’un mal-être. » Face à ce constat, Patrick Bourguignon et Delphine Pottier, vétérinaires de la commission porcine de la Société nationale des groupements techniques vétérinaires (SNGTV), ont souhaité remettre de la science au cœur de la problématique du bien-être animal en élevage porcin. Ainsi, depuis le mois de janvier, la SNGTV organise un module1 sur cette question, avec pour objectif de former des vétérinaires référents au bien-être animal (BEA), qui pourront à leur tour devenir formateurs pour les éleveurs de la filière porcine. Quatre sessions ont déjà été organisées, totalisant la participation d’une cinquantaine de vétérinaires. La dernière devrait se dérouler le 28 mars à Paris. « Au préalable, nous avions organisé deux sessions tests auprès d’une vingtaine d’éleveurs, et elles ont été bien accueillies, souligne notre confrère. Ils ont apprécié le traitement objectif de la question du BEA, qui leur montre les points positifs de leurs pratiques d’élevage, mais aussi ceux à faire évoluer dans les années à venir. »

Un module structuré sur les cinq besoins fondamentaux

D’une durée de sept heures, le module traite du contexte socio-économique du BEA en élevage porcin, avant de rentrer dans le vif du sujet, en s’articulant autour des cinq besoins fondamentaux2 des animaux : ne pas souffrir de faim ou de soif ; ni d’inconfort ; être indemne de douleurs, de blessures ou de maladies ; pouvoir exprimer les comportements naturels ; ne pas éprouver de peur ou de détresse. « Nous essayons d’amener un discours positif et objectif sur le BEA, précise notre confrère. Avec un focus sur l’expression des comportements naturels propres au porc, une notion qui est moins connue et plus difficile à comprendre et à mettre en œuvre pour les éleveurs. » À l’issue du module, chaque participant aura tous les outils nécessaires (kits pédagogiques) pour pouvoir animer des sessions de formation autour de la question : « Bien-être animal : une opportunité pour la filière ? » « L’idée est d’aider les éleveurs à se raccrocher à quelque chose de concret, commente Patrick Bourguignon. Par exemple, le vétérinaire formateur pourra expliquer qu’il existe des solutions adaptées à tout type d’élevage, même pour les sujets polémiques pour la filière, comme la castration ou la caudectomie du porcelet. Et surtout, il faudra laisser beaucoup de place à la discussion. »

1 bit.ly/2FMtStz.

2 bit.ly/28NJFch.

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