Comment gérer sa sécurité informatique ? - La Semaine Vétérinaire n° 1755 du 15/03/2018
La Semaine Vétérinaire n° 1755 du 15/03/2018

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Auteur(s) : SERGE TROUILLET 

METTRE EN PLACE UNE CHARTE

Les données numériques constituent un matériau précieux, voire vital, dans toute entreprise. Or la sécurité informatique n’est pas toujours perçue comme fondamentale par les vétérinaires. La première mesure à mettre en place est une charte des usages numériques au sein de l’établissement. Si les solutions externes sont indispensables, comme l’acquisition d’antivirus, la réalisation de sauvegardes, etc., le volet sécurité doit aussi s’appuyer sur une gestion en interne bien comprise de tous. Qu’il s’agisse de la consultation des données personnelles sur son lieu de travail, de l’usage des clés USB, vecteurs classiques des piratages, des Post-it® sur les écrans d’ordinateur avec les mots de passe, etc., une réflexion collective est nécessaire sur ce sujet. Chacun, y compris le nouvel arrivant ou le stagiaire, est d’emblée invité à se conformer aux règles édictées pour tous. Pour instaurer cette charte, les structures vétérinaires peuvent se faire conseiller par leurs fournisseurs de logiciels de gestion, eux-mêmes confrontés à ces questions de sécurité. Il en va également de leur obligation d’assurer la confidentialité des données de santé qu’ils détiennent.

Grégory Santaner

S’ATTACHER LE SERVICE DÉDIÉ D’UN RÉSEAU

Pour la sécurité de notre entreprise MC Vet Conseil, nous bénéficions d’un service dédié dans le cadre du réseau Cristal. Il s’agit de professionnels qui s’occupent de notre approvisionnement en matériels et en logiciels, et qui nous libèrent de cette préoccupation. Nos solutions informatiques sont communes et nous ne travaillons pas directement sur notre ordinateur, mais sur des sessions à distance, sur une plate-forme dématérialisée. Nous nous en félicitons car mieux vaut que le logiciel de gestion dont la société dépend soit bien protégé. En cas de procédure de rappel de produits, ce qui arrive parfois, comme pour le Micotil® il y a une dizaine d’années, nous serions complètement démunis si nous ne pouvions nous appuyer sur un outil informatique des mieux sécurisés. Dans notre structure de réseau, nous sommes très engagés dans la filière qualité, tous certifiés “Guide de bonnes pratiques du médicament vétérinaire” par les groupements techniques vétérinaires. Sans un outil informatique en marche, nous ne pouvons plus suivre nos clients et notre taux de réalisation de bilans sanitaires, ni savoir quels produits ont été délivrés, à quel client, quel jour et pour quels animaux.

Hervé Ameloot

DIVERSIFIER LES SUPPORTS DE SAUVEGARDE

Aujourd’hui, la sécurité informatique est la condition de la pérennité de toute entreprise. Nous dépendons beaucoup trop de nos données numériques. Personnellement, je suis équipé d’un boîtier de stockage en réseau : c’est un serveur de fichiers informatiques simple à mettre en place qui permet de dupliquer, dans mon cas, toutes mes données sur deux disques durs au même endroit. C’est une première sécurité. Par ailleurs, tout est également sauvegardé automatiquement en ligne, sur le cloud. Seules les données numériques des radios, trop volumineuses, sont stockées uniquement sur l’ordinateur de mon appareil de radiographie ainsi que sur les disques durs de mon boîtier. J’ai même toujours avec moi, sur une clé USB, une copie quotidienne de tout ce qui a trait à mon logiciel métier. Mais il est toujours possible de mieux faire. D’autres moyens très simples de sécurisation des données existent, comme l’installation d’un second boîtier de stockage en réseau, dans un autre endroit. Il suffit d’activer par Internet, régulièrement, une duplication des données des disques durs du premier boîtier sur ceux de cet autre appareil. Ces investissements sont des plus raisonnables… et des plus rassurants.

Romaric Boucher
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