Quid des animaux ayant participé à des études non cliniques ? - La Semaine Vétérinaire n° 1747 du 13/01/2018
La Semaine Vétérinaire n° 1747 du 13/01/2018

MÉDICAMENTS VÉTÉRINAIRES

ACTU

Auteur(s) : MICHAELLA IGOHO-MORADEL 

L’Agence nationale de sécurité sanitaire est favorable à l’intégration, dans le circuit de l’alimentation humaine, de certains animaux ayant participé à des études non cliniques de médicaments vétérinaires.

Contrairement à la réglementation actuelle, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) se dit favorable au retour, dans le circuit de l’alimentation humaine, des animaux de rente participant à des études non cliniques de médicaments vétérinaires. Cette recommandation vaut uniquement pour les animaux ne représentant pas de risque pour la santé publique. Dans un avis publié fin novembre 20171, l’agence recommande ainsi d’exclure du retour à la chaîne alimentaire les animaux ayant reçu un produit chimique ou immunologique contenant une substance sans limite maximale de résidus (LMR) fixée, ceux ayant fait l’objet d’une épreuve virulente avec un agent zoonotique ainsi que ceux auxquels un médicament sans autorisation de mise sur le marché (AMM) a été administré.

Avec ou sans temps d’attente

D’autres animaux peuvent être intégrés au circuit de l’alimentation humaine. L’Anses recommande notamment de prévoir un temps d’attente nul pour les animaux non traités – et sans risque de contamination possible par léchage ou contact avec des animaux traités –, les animaux ayant reçu un placebo ou des excipients, ceux ayant reçu une substance inscrite au tableau I du règlement LMR 37/2010 et pour laquelle une dose journalière acceptable (DJA) et une LMR ne sont pas requises, ou encore ceux ayant reçu un médicament immunologique ne contenant pas d’agent zoonotique. En revanche, un délai d’attente prévu dans l’AMM devrait être appliqué pour les animaux ayant reçu une spécialité pharmaceutique avec une AMM en France, selon les recommandations du résumé des caractéristiques du produit (RCP), pour ceux ayant reçu une spécialité pharmaceutique avec une AMM en France dans des conditions différentes des recommandations de cette AMM, si l’exposition est inférieure ou égale à celle obtenue dans le cadre des recommandations de l’AMM.

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