Du nouveau en médecine alternative chez les caprins ? - La Semaine Vétérinaire n° 1723 du 10/06/2017
La Semaine Vétérinaire n° 1723 du 10/06/2017

FORMATION

PRATIQUE MIXTE

L'ACTU

Auteur(s) : XAVIER POUQUET 

Le 4 mai, les vétérinaires caprins étaient réunis à Niort (Deux-Sèvres) pour la 6 e journée de formation caprine proposée par le GTV79.

Cette année a eu lieu la 6e édition de la journée de formation caprine réservée à la profession vétérinaire, organisée par le groupement technique vétérinaire des Deux-Sèvres (GTV79). Une cinquantaine de participants ont assisté aux différentes interventions sur le thème “ÉcoAntibio et médecines alternatives”.

« Gérer la santé plutôt que la maladie »

Michaël Treilles (N 97), directeur technique du laboratoire d’analyses Sèvres Atlantique (Lasat), a fait le point sur le plan ÉcoAntibio et sur la mise en place d’une cellule régionale de surveillance de l’antibiorésistance (plan Arpant). Au final, il revient à la filière caprine de mettre en œuvre les mesures adéquates afin de maintenir les objectifs : recueil des analyses, communication auprès des éleveurs, élaboration de bonnes pratiques de conduite d’élevage, notamment lors de la mise en œuvre de thérapeutiques de groupe. Nicolas Ehrhardt (T 05) a présenté une étude sur l’évolution des profils d’antibiorésistance entre J0 et J10, après l’allotement des chevreaux. Il en résulte une pression forte de l’antibiorésistance à la suite des brassages d’animaux et des traitements de métaphylaxie mis en place. L’enquête rappelle l’importance de la prise de colostrum pour profiter d’une bonne immunité et en conséquence diminuer les traitements antibiotiques. Dans le cadre d’une solution alternative à l’allopathie, notre consœur Laurence Jouët (N 86), qui exerce en Bretagne, a décrit sa démarche dans la gestion sanitaire des élevages caprins en agriculture biologique : suivi d’élevage, communication, observation des animaux (la collecte des signes cliniques, une fois saisis dans un logiciel, permet la synthèse de médicaments actifs), mise en place et apport de l’homéopathie et de la phytothérapie. En bref, « gérer la santé plutôt que la maladie ».

Thierry Mauvisseau (N 92), confrère de Vendée adepte de la phytothérapie, a développé les principes de l’aromatogramme et l’utilisation raisonnée des huiles essentielles en pratique quotidienne (photo 1). Se pose la question de l’aspect réglementaire de l’utilisation des huiles essentielles par le vétérinaire prescripteur : qualité des matières premières, innocuité, résidus et délais d’attente (absence de limites maximales de résidus).

Changer ses habitudes de traitement

Après un déjeuner convivial offert par Coveto, l’après-midi a débuté par l’intervention d’Antoine Rostang (L 08), de Vet Agro Sup, sur l’adaptation des posologies dans l’espèce caprine, d’après les données de pharmacologie (clairance, biodisponibilité), notamment adaptée aux antiparasitaires (voies orale et sous-cutanée, pour on). Hervé Hoste (A 82), de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), a poursuivi avec le problème des résistances aux antiparasitaires strongylicides (photo 2). Face à cette situation, il est nécessaire de changer les habitudes de traitement : gestion du pâturage, ciblage des périodes et des animaux à traiter, utilisation des indicateurs tels que les résultats de coproscopie et les scores cliniques (méthode Famacha) et mise en place de méthodes alternatives à base de plantes riches en tanins condensés, sous forme de phytothérapie ou d’alicaments (à base de sainfoin). Dans le cadre des solutions alternatives à l’utilisation des antibiotiques, les deux derniers intervenants ont mis l’accent sur de nouvelles possibilités de vaccination, notamment le retour des autovaccins chez les ruminants, interdits depuis la crise de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB). Éric Thibault (N 83), du laboratoire Biovac, a présenté la nouvelle réglementation et les contraintes à respecter. Les participants ont manifesté leurs attentes dans la maîtrise de certaines pathologies : mycoplasmoses, maladies des abcès, colibacilloses, pasteurelloses, entre autres. Enfin, le laboratoire Hipra a présenté ses résultats dans l’utilisation du vaccin anti-staphylocoque Vimco® pour la maîtrise des niveaux cellulaires associée à la réduction des mammites cliniques, après avoir spécifié les protocoles utilisables.

La journée s’est terminée par une table ronde qui a permis aux participants de soulever de nombreux points. L’objectif de ce rendez-vous bisannuel a été rempli, tant par la qualité de son organisation que par son niveau technique. Fort de ce succès, le GTV79 se tourne déjà vers l’édition 2019 !

Formations e-Learning

Nouveau : Découvrez le premier module
e-Learning du PointVétérinaire.fr sur le thème « L’Épanchement thoracique dans tous ses états »

En savoir plus

Boutique

L’ouvrage ECG du chien et du chat - Diagnostic des arythmies s’engage à fournir à l’étudiant débutant ou au spécialiste en cardiologie une approche pratique du diagnostic électrocardiographique, ainsi que des connaissances approfondies, afin de leur permettre un réel apprentissage dans ce domaine qui a intrigué les praticiens pendant plus d’un siècle. L’association des différentes expériences des auteurs donne de la consistance à l’abord de l’interprétation des tracés ECG effectués chez le chien et le chat.

En savoir plus sur cette nouveauté
Découvrir la boutique du Point Vétérinaire

Agenda des formations

Calendrier des formations pour les vétérinaires et auxiliaires vétérinaires

Retrouvez les différentes formations, évènements, congrès qui seront organisés dans les mois à venir. Vous pouvez cibler votre recherche par date, domaine d'activité, ou situation géographique.

En savoir plus


Inscrivez-vous gratuitement à nos Newsletters

Recevez tous les jours nos actualités, comme plus de 170 000 acteurs du monde vétérinaire.

Vidéo : Comment s'inscrire aux lettres d'informations du Point Vétérinaire

Retrouvez-nous sur
Abonné à La Semaine Vétérinaire, retrouvez
votre revue dans l'application Le Point Vétérinaire.fr