La mise à l’herbe provoque une hausse des concentrations en cellules somatiques du lait - La Semaine Vétérinaire n° 1716 du 22/04/2017
La Semaine Vétérinaire n° 1716 du 22/04/2017

CONFÉRENCE

PRATIQUE MIXTE

Formation

Auteur(s) : LORENZA RICHARD  

Une étude confirme que la mise à l’herbe des chèvres conduites en monotraite est un facteur d’augmentation non infectieux des concentrations en cellules somatiques (CCS) du lait.

L’étude a été menée à la station expérimentale caprine du Pradel à Aubenas (Ardèche) sur 106 chèvres, conduites en monotraite sur l’ensemble de la lactation. La moitié des animaux a été mise à l’herbe au printemps puis maintenue au pâturage, l’autre moitié est restée en chèvrerie au printemps et mise à l’herbe en automne.

Quelle que soit la saison, la moyenne géométrique des concentrations en cellules somatiques du lait (CCS) est multipliée par 2,5 immédiatement après la mise à l’herbe. Cet accroissement est plus marqué sur la période qui survient juste après l’accès au pâturage des animaux (entre 3 et 8 heures par jour), par rapport aux périodes qui suivent (accès à l’herbe entre 8 et 10 heures, puis plus de 10 heures par jour). Les différences de CCS ne sont plus significatives entre le lot mis à l’herbe au printemps et celui resté à la chèvrerie après 27 jours de pâturage.

Une élévation rapide des CCS, non infectieuse

De plus, le statut inflammatoire avant la mise à l’herbe influe sur l’ampleur de l’augmentation des CCS. À la mise au pâturage de printemps, cette dernière est accrue pour les chèvres présentant des CCS modérées par rapport à celles ayant des CCS faibles (inférieures à 750 000/ml). En revanche, l’inverse est observé lors de la mise à l’herbe d’automne. Un niveau de CCS élevé est maintenu pour les individus présentant initialement des CCS supérieures à 2 millions/ml, quelle que soit la période.

Enfin, la mise au pâturage semble n’avoir aucun impact significatif sur la fréquence globale des infections, quelle que soit la saison. Le statut infectieux de la demi-mamelle est inchangé dans 82 à 86 % des cas. Les infections sont en majorité d’origine staphylococcique (83,6 % des isolats, dont 98,8 % de staphylocoques à coagulase négative).

La mise à l’herbe provoque ainsi une augmentation rapide des CCS sans évolution significative du statut infectieux. Toutefois, l’impact du statut inflammatoire montre l’intérêt de maîtriser la santé de la mamelle avant la mise à l’herbe. Ces résultats demandent à être confirmés pour une conduite en traite biquotidienne.

Renée de Cremoux UMT santé des petits ruminants de l’Institut de l’élevage, à Paris. Article rédigé d’après une présentation faite lors des journées 3R à Paris, les 7 et 8 décembre 2016.

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