San Francisco interdit aux animaleries la vente d’animaux non issus de refuges - La Semaine Vétérinaire n° 1711 du 18/03/2017
La Semaine Vétérinaire n° 1711 du 18/03/2017

PROTECTION ANIMALE

PRATIQUE CANINE

L'ACTU

Auteur(s) : BÉNÉDICTE ITURRIA  

La cité californienne adopte des mesures préventives pour protéger les consommateurs et empêcher la vente d’animaux élevés dans des conditions déplorables.

Le Conseil des autorités de surveillance de San Francisco, en Californie, a voté, le 14 février, un amendement qui vise à interdire aux magasins d’animaux de compagnie de vendre des chiens ou des chats non obtenus auprès d’organisations de sauvetage d’animaux ou des refuges. Il rend également la vente de chiots et de chatons de moins de 8 semaines illégale. À l’origine de cette nouvelle ordonnance, Katy Tang, responsable du quatrième district de la ville, qui souhaite lutter contre les élevages à grande échelle. « Les chiens et les chats vendus dans les animaleries proviennent souvent d’usines à chiots et à chatons, qui produisent des animaux de façon inhumaine, sans égard pour leur santé ou leur bien-être », témoigne la politicienne qui a de plus constaté qu’ils sont souvent cédés trop jeunes.

Les usines à chiots dénoncées

Selon elle, l’achat d’un chiot ou d’un chaton dans une animalerie peut être un piège pour le consommateur non avisé. En dépit des allégations selon lesquelles les animaux vendus ne proviennent que de petits éleveurs bienveillants, de nombreuses enquêtes menées par l’association The Humane Society of the United States aux États-Unis prouvent le contraire. Elles révèlent en effet que les magasins spécialisés fournissent aux consommateurs sans méfiance des animaux provenant d’usines à chiots non autorisées et non réglementées. Le but de ces élevages est de faire un profit rapide, de sorte qu’ils se soucient rarement du bien-être de leurs animaux. Ces derniers, élevés dans des conditions déplorables, sont exposés à un large éventail de maladies en raison d’une séparation trop précoce avec leur mère, de consanguinité ou d’un manque de soins vétérinaires. Il n’est pas rare pour un acheteur de dépenser des milliers de dollars en frais vétérinaires après une acquisition faite en animalerie. La politicienne évoque aussi les troubles comportementaux que peuvent développer ces chiens et ces chats et leurs inaptitudes à s’adapter à un foyer en raison de carences de socialisation.

Favoriser l’adoption

Cette mesure permettra non seulement de protéger les consommateurs, mais aussi et surtout de sensibiliser le public à l’adoption. Selon l’association de protection animale American Society for the Prevention of Cruelty to Animals, environ 7,6 millions d’animaux intègrent chaque année des refuges dans le pays. Les éleveurs responsables, agréés et déclarés officiellement, pourront néanmoins continuer de vendre leurs animaux directement au public. Dans tous les cas, les vendeurs devront être en mesure de renseigner l’origine de chacun d’entre eux. Cette modification de la législation est une mesure préventive car, à l’heure actuelle, San Francisco ne compte aucune animalerie de ce type. Elle vise donc les éventuelles futures enseignes qui souhaiteraient s’installer dans la ville et s’approvisionner auprès d’élevages peu scrupuleux.

Aux États-Unis, déjà plus de 200 villes et comtés ont interdit la vente de chiens et de chats dans les animaleries. C’est notamment le cas de Los Angeles, San Diego, Chicago, Philadelphie, Boston, Phoenix et Austin. Les magasins d’animaux de compagnie ont ainsi cessé cette activité au profit de la vente de produits et de services de qualité pour animaux.La plupart d’entre eux travaillent en partenariat avec des refuges locaux pour promouvoir les avantages de l’adoption et organiser régulièrement des événements pour aider les résidents à trouver de nouvelles familles aimantes. Katy Tang espère que cette législation pourra être étendue à toute la Californie, voire à tout le pays.

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