Aides financières pour les éleveurs impactés par l’influenza aviaire - La Semaine Vétérinaire n° 1704 du 27/01/2017
La Semaine Vétérinaire n° 1704 du 27/01/2017

IAHP

PRATIQUE MIXTE

L'ACTU

Auteur(s) : STÉPHANIE PADIOLLEAU  

Le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, a indiqué, le 19 janvier en conférence de presse, quelles seront les mesures d’aide pour les éleveurs atteints par l’influenza aviaire.

C’est après une réunion de plus de deux heures avec les acteurs de la filière que Stéphane Le Foll a détaillé les mesures d’aide à la filière avicole. Étaient également présents Christophe Barrailh, président du Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras (Cifog), et Jean-Michel Schaeffer, président de la Confédération française de l’aviculture (CFA). Un accord a été atteint entre la filière et le ministère, qui sera concrétisé sous la forme d’un accord-cadre, avec des objectifs à court et moyen terme. Une réflexion va porter sur l’ensemble de la filière de production afin de réduire les déplacements des animaux. Des failles dans le dispositif de biosécurité ont en effet été identifiées, en particulier autour du transport des animaux et des déplacements au sein des exploitations. Tout transport (ou prestataire) qui entre dans une exploitation doit avoir été désinfecté au préalable, puis après sa sortie. La réactivité devra également être améliorée en cas de suspicion, afin que l’alerte soit donnée et des décisions prises plus rapidement, telle que celle de figer la zone concernée. Ce gain de temps pourrait permettre de bloquer plus efficacement la diffusion du virus. Comme l’a souligné avec humour Christophe Barrailh : « Tous les ans, nous aurons à faire face à des migrations, à moins de détourner le plan de vol des oiseaux ». La filière doit donc s’adapter à ce risque afin d’en réduire les conséquences, tout en conservant sa spécificité de production en plein air.

Des aides débloquées à partir de mars

Le total des aides financières va se monter à plusieurs dizaines de millions d’euros.

30 % des aides attendues à la suite de l’épizootie précédente n’ont pas encore été versées. Il s’agit d’un financement européen, qui sera fourni après le constat des pertes réelles. La France a été autorisée à engager les procédures d’évaluation. Ces subsides devraient être versés d’ici le mois d’avril 2017, en priorité aux éleveurs de nouveau impactés. En ce qui concerne la crise en cours, des aides seront versées aux éleveurs situés dans la zone réglementée et dont les animaux ont été abattus, et ce le plus rapidement possible (début mars). Elles seront attribuées sur la base des forfaits établis l’an dernier, avec un prix par canard estimé selon l’âge et le stade de production (environ 8 à 12 €) multiplié par le nombre d’animaux présents dans les élevages. Environ 1 million de volailles ont été abattues dans les foyers, et 800 000 palmipèdes ont fait l’objet d’un abattage préventif afin d’enrayer la diffusion du virus. Les éleveurs auront également la possibilité de négocier des prêts relais auprès des banques, sans taux d’intérêt, qui les aideront à faire face aux frais liés à la mise en place des mesures de biosécurité.

De nouveaux foyers dans les Landes et le Gers

Le ministre a souligné les résultats obtenus après les procédures mises en place début 2016 : le virus H5N1 n’a pas été retrouvé lors des analyses effectuées cet hiver, ce qui, pour lui, constitue la preuve de l’efficacité des mesures de gestion, et en particulier du dépeuplement, qui a été appliqué à grande échelle. Les dispositions instaurées pour éradiquer la souche H5N8 sont donc sensiblement les mêmes, à ceci près qu’il y a beaucoup plus d’abattages car cette souche est plus virulente pour les palmipèdes. L’accent est mis sur la prévention du risque lié aux transports et aux visiteurs. Des zones apparaissent stabilisées, comme dans l’Aveyron ou le Tarn, où aucun foyer n’a été détecté depuis mi-décembre 2016. Ce n’est pas partout le cas : 168 foyers en élevage sont recensés au 24 janvier, les plus récents dans les Landes et le Gers, et 12 dans la faune sauvage. Les cas les plus récents dans l’avifaune ont été constatés dans le Lot-et-Garonne, le Gers, les Landes et la Loire-Atlantique. Les mesures de gestion vont donc continuer à être adaptées à l’évolution de la situation.

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