Quel bilan dressez-vous du programme Man-imal, trois ans après son lancement ? - La Semaine Vétérinaire n° 1667 du 25/03/2016
La Semaine Vétérinaire n° 1667 du 25/03/2016

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Auteur(s) : Frédéric Thual

Un plus pour ma thèse universitaire

Alexis Viel 27 ans, diplômé du master 2, issu de la première promotion.

J’ai fait partie de la première promotion. Dans mon parcours, j’avais hésité à m’orienter en santé publique plutôt qu’en pratique vétérinaire. L’ouverture de ce master a constitué une vraie opportunité, tant pour son caractère international que pour son approche intégrée, dont toutes les problématiques de santé publique (telles l’antibiorésistance et les zoonoses) concernent la médecine humaine et vétérinaire. Le master s’est déroulé sur quatre mois de cours et six mois de stage à l’Agence nationale de sécurité sanitaire de Ploufragan (Côtes-d’Armor), autour de l’antibiorésistance en élevage piscicole. Par son profil international, ce master nous permet de côtoyer des personnes de cultures et aux méthodes de travail différentes. Cela me sert aujourd’hui pour ma thèse universitaire. Nous n’étions toutefois que six pour la première promotion, ce qui limitait les échanges et les travaux de groupe. Mais qu’il s’agisse de la rencontre physique des experts de l’OMS, de l’OIE et de la FAO1 ou, grâce aux outils numériques, des échanges avec des spécialistes internationaux, ce master constitue un réel plus par rapport à la formation vétérinaire classique. Un plus qui a compté lors de la sélection pour ma thèse.

700 étudiants en ont bénéficié

Catherine Magras Enseignante-chercheuse à Oniris, cofondatrice du programme Man-imal.

Nous sommes satisfaits que le programme Man-imal ait été choisi parmi 97 propositions, dont 37 ont été retenues par le jury international. Trois ans après la création de ce programme pédagogique transversal et innovant, qui repose sur le concept One World, One Health porté par l’OMS, l’OIE et la FAO, plus de 700 étudiants ont bénéficié d’enseignements co-conçus pour la formation initiale, et la troisième promotion du master rassemble dix nationalités. Loin d’être une formule hybride, le master se destine à la fois aux vétérinaires, aux médecins et aux ingénieurs agronomes et scientifiques. Cette année, la principale difficulté a été l’obtention de visas. Une autre, liée à notre vocation internationale, nous a amenés à surmonter des épreuves liées à l’interculturalité. D’une contrée à l’autre, le rapport à l’animal dans la société, dans les secteurs de la santé et de l’alimentation peut en effet être très différent. Le caractère innovant du programme a permis de combiner des spécialités multiples et les nouvelles technologies de l’information pour rendre la pédagogie participative, proposer des outils facilitant la diffusion des connaissances. De manière à construire un modèle qui, à l’issue du programme, en 2020, pourra être dupliqué ailleurs.

La mayonnaise est en train de prendre

Didier Lepelletier Médecin, unité de gestion du risque infectieux, université et CHU de Nantes.

En tant qu’enseignant-chercheur et correspondant du programme pour l’université de Nantes, j’ai été impliqué dans la co-conception de modules d’enseignement, sur la partie épidémiologie, par exemple. J’y prends beaucoup de plaisir, notamment au regard d’un de mes thèmes de recherche, la résistance aux antibiotiques, un vrai problème de santé publique. Cette formation multidisciplinaire apparaît logique. Pour réduire la consommation d’antibiotiques, l’hôpital ne doit pas être la cible unique, il convient de viser la consommation humaine, en ville et à l’hôpital. Si je vais encore plus loin dans une démarche holistique, le monde animal représente 50 % de la consommation d’antibiotiques mondiale. Mener une formation dans une démarche One World, One Health y trouve donc tout son intérêt. C’est pourquoi nous devons former des managers sur l’évaluation et la maîtrise des risques sanitaires et nutritionnels. C’est innovant, unique en France, parfois compliqué pour des raisons interculturelles et interdisciplinaires, car cette formation est ouverte à l’international. Nous construisons une formation inframaster, peut-être conviendrait-il de penser à une licence professionnelle et de porter le projet One Health au sein de l’université, où une réflexion est déjà en cours pour travailler sur des projets de recherche communs avec Man-imal, dont le master 2 est la vitrine.

  • 1 Organisation mondiale de la santé, Organisation mondiale de la santé animale, Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture.

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