Geneviève Ardon : « Une formation qui change votre vie » - La Semaine Vétérinaire n° 1662 du 19/02/2016
La Semaine Vétérinaire n° 1662 du 19/02/2016

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GESTION

Auteur(s) : Anne-Claire Gagnon

Plusieurs expériences menées dans les entreprises ont révélé ce qu’apporte la méditation, notamment pour la gestion du stress. Geneviève Ardon, instructrice de méditation bienveillante en entreprise (MBSR), en explique les bénéfices.

En quoi consiste votre discipline ? Est-elle adaptée à la profession vétérinaire ?

La réduction du stress par la pleine conscience ou mindfulness-based stress reduction (MBSR) est une discipline désormais bien établie, fondée sur des preuves scientifiques solides, mise en place au départ par Jon Kabat Zinn, aux États-Unis, pour les patients et les soignants en milieu hospitalier. Elle a donc tout son sens dans le monde vétérinaire, car elle s’ouvre également sur la communication, la relation, le savoir-être et le savoir-vivre. Les instructeurs certifiés sont répertoriés sur le site de l’Association pour le développement de la mindfulness (ADM)1.

Existe-t-il une véritable frontière entre les développements personnel et professionnel ?

Oui, cette frontière existe, mais, avec la pratique de la pleine conscience, on surfe sur cette ligne de crête comme pour le coaching. Je préfère parler de développement de la personne dans son milieu personnel et professionnel. C’est une approche destinée à tous les publics, qui permet de réaliser qu’en s’entraînant, nous prenons conscience de tout ce qui nous éloigne de la vie dans l’instant présent et que le changement s’effectue à partir de soi pour aller vers les autres. Cela modifie durablement la communication au sein de l’entreprise. On apprend à s’écouter et à ne plus interrompre une conversation, à stopper les agacements inévitables, voire ressentis comme épidermiques.

Comment se déroule une formation ?

Le programme repose sur un cycle de huit semaines, à raison de deux heures et demie à trois heures par séance hebdomadaire, avec une journée d’intégration des pratiques après la sixième séance. Ce cheminement est important, car il faut une part d’acquisition avec une progression régulière et une part de retour sur ces acquis, un peu comme une piqûre de rappel.

Des pratiques formelles et informelles, des exercices réguliers existent tout au long de la formation. C’est en s’astreignant à la discipline que l’on en percevra les bienfaits.

Intervenez-vous au sein ou en dehors de l’entreprise ?

Les deux sont possibles, sur la base du volontariat, qui est le point essentiel. Il ne doit pas y avoir de jugement sur celui ou celle qui ne veut pas faire la formation, c’est l’esprit même de la méditation MBSR2.

Ça ne pose pas de problème de former sur leur lieu de travail, médecins, vétérinaires et infirmières en même temps. Il est possible de suivre les séances au sein de l’entreprise, en soirée à la pause du déjeuner, ou dans un lieu extérieur. Dans les entreprises et les structures hospitalières de grande taille, ce sont souvent les directions des ressources humaines ou les responsables de la formation qui nous contactent. Il est important de suivre une séance d’information pour bien comprendre l’esprit de la MBSR et le processus.

Je suis souvent frappée d’entendre les salariés d’entreprise me dire que leur séance hebdomadaire est une véritable bouffée d’air pour eux.

Des comportements simples sont à acquérir pour se poser, pour prendre de la distance : par exemple, quelques respirations suffisent à retrouver son ancrage, à se recentrer et à mettre un peu d’espace entre le stress ressenti et la réaction immédiate habituelle.

Les animaux sont-ils déjà dans la pleine conscience ?

Ils peuvent, comme les enfants, nous apprendre la présence, car ils sont dans l’instant et l’intensité. Quand ils ont mal, faim ou sont en colère c’est ici et maintenant et ils l’expriment sans analyser, sans ruminer et sans nier, bien au contraire ! Dans le soin des animaux, il est essentiel de cultiver la distanciation face à ce qui est exprimé par eux, comme la colère, l’agressivité, la douleur, etc. En revanche, le soignant doit prendre en compte ce qu’il ressent vis-à-vis des réactions de l’animal, reconnaître et accueillir ce ressenti afin de ne pas s’identifier à celui-ci, et avoir un geste plus adapté à la situation réelle.

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