Isabelle Goy-Thollot : « Les soins intensifs sont une discipline en devenir » - La Semaine Vétérinaire n° 1626 du 17/04/2015
La Semaine Vétérinaire n° 1626 du 17/04/2015

ENTRETIEN

Pratique canine

L’ACTU

Auteur(s) : Valentine Chamard

La réanimation et les soins intensifs sont encore confidentiels en France. Ils sont surtout proposés dans les écoles et quelques grandes structures de type CHV. Mais, avec le développement des chirurgies lourdes, les structures privées devraient bientôt leur emboîter le pas.

Quelle est la place des urgences et des soins intensifs vétérinaires en France ?

Si beaucoup de cliniques sont en mesure de prendre en charge les urgences, les soins intensifs restent une pratique peu courante. Il s’agit d’une discipline récente. Seuls trois praticiens en France sont diplômés du collège européen (l’European College of Veterinary Emergency and Critical Care ou ECVECC), créé l’année dernière, et encore non connu dans l’Hexagone. Les soins intensifs ont commencé en milieu universitaire et les structures privées de type centre hospitalier vétérinaire (CHV) commencent à s’y intéresser. Le facteur limitant est leur aspect chronophage, qui nécessite d’importants moyens humains, et donc un coût élevé.

Et dans les pays anglo-saxons ?

Ces pays sont en quelque sorte la “référence” de la discipline. Cela s’explique notamment par le fait que les équipes sont composées de nombreuses nurses, auxquelles des tâches peuvent être déléguées. Le fort taux d’assurance des animaux motive aussi les moyens mis en place.

Quel est l’avenir de la discipline en France ?

Elle va se développer, notamment à partir des structures qui pratiquent la neurochirurgie, qui nécessite des soins postopératoires assimilables à des soins intensifs. Par ailleurs, des postes de résidanat devraient s’ouvrir prochainement. De leur côté, les propriétaires sont prêts à offrir à leur animal de telles prestations, même si cela leur demande d’emprunter. En contrepartie, les soins proposés doivent être d’une qualité irréprochable.

Quel est son coût ?

Une journée de soins intensifs au Siamu1 (VetAgro Sup) coûte entre 300 et 500 € par jour, tarifs relativement peu chers en Europe… La pratique de ces prix nécessite un gros travail d’explication. Le matériel n’est pas forcément le poste de dépense le plus élevé (compter 20 à 30 000 € pour un ventilateur) : là encore, ce sont les moyens humains qui expliquent la facture. Deux semaines de dialyse peuvent coûter 5 000 € : nous n’avons pas le droit à l’erreur !

  • 1 Soins intensifs, anesthésiologie et médecine d’urgence.

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