Le statut de spécialiste est flou pour près de la moitié des confrères - La Semaine Vétérinaire n° 1619 du 27/02/2015
La Semaine Vétérinaire n° 1619 du 27/02/2015

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Auteur(s) : Valentine Chamard

Certificats d’études supérieures (CES) et d’études approfondies vétérinaires (CEAV), diplômes de collèges européens et américains ou d’études spécialisées vétérinaires (DESV), etc. : les diplômes postdoctorat proposés aux confrères sont nombreux. De quoi engendrer une confusion sur le niveau de formation de leurs titulaires auprès des propriétaires… mais aussi des vétérinaires, puisque près de 47 % des répondants à notre sondage publié sur Lepointveterinaire.fr reconnaissent ne pas y voir clair dans le statut de spécialiste. S’ajoutent des modes d’exercice “exclusif en”, “itinérant”, etc., qui accentuent cette impression de flou. Or, le statut de spécialiste, qui implique un minimum de trois ans de formation dans une discipline après le diplôme d’État, est strictement encadré. Seuls les titulaires d’un DESV (obtenu par la voie académique via les écoles nationales vétérinaires ou par la validation des acquis de l’expérience pour les confrères déjà engagés dans l’exercice professionnel) ou les membres d’un collège reconnu par le Bureau européen de la spécialisation vétérinaire (EBVS) et validé par le Conseil national de la spécialisation vétérinaire (CNSV) peuvent se prévaloir de ce titre en France1.

La liste officielle des vétérinaires spécialistes est consultable sur le site de l’Ordre. Par ailleurs, deux syndicats se sont donné pour mission, notamment, d’apporter de la lisibilité au statut de spécialiste. Ainsi, le Syndicat français des vétérinaires membres de collèges européens (SFVMCE) « a pour objet l’étude et la défense des droits ainsi que des intérêts matériels et moraux, tant collectifs qu’individuels, des vétérinaires spécialistes diplômés des collèges européens ». De son côté, le Syndicat des vétérinaires spécialistes français (SVSF) précise que « quelle que soit leur activité (…), les vétérinaires spécialistes sont tenus par une obligation de moyens renforcés (…). Il est donc souhaitable d’identifier clairement les spécialistes. [Ils] doivent valoriser leur titre et s’engager à participer à la formation complémentaire et continue. »

De fait, les spécialistes sont impliqués dans la formation des confrères et la recherche. « Dans leur pratique quotidienne, les vétérinaires spécialistes permettent, dans leur domaine de compétence, de proposer aux usagers un service et un plateau technique conforme à l’état des connaissances, indique le SVSF. Ils sont également tenus de mettre à jour leurs connaissances, notamment en participant à des congrès et en communiquant (…) les résultats de leurs travaux ou de leurs cas cliniques dans des revues scientifiques. Ils participent activement à la formation postuniversitaire et professionnelle des autres vétérinaires (…). Ils ont donc un devoir moral de maintenir leur niveau de connaissance et de contribuer à la formation des futurs spécialistes. » Pour sa part, le SFVMCE souligne : « L’exercice d’une spécialité, c’est beaucoup plus qu’un exercice exclusif. Le confrère spécialiste, reconnu par ses pairs, parce qu’il l’a voulu grâce à de gros efforts diplômants, fait progresser sa discipline et son métier durant toute sa vie professionnelle. »

Dans la chaîne de soins, l’animal est au centre d’un dispositif qui repose sur le trépied propriétaires, vétérinaires généralistes et spécialistes. « L’activité de spécialiste est, en effet, complémentaire de l’activité généraliste et ne doit pas être ressentie à tort comme concurrente, ajoute le SFVMCE. Elle constitue une offre supplémentaire, que le vétérinaire généraliste peut proposer à sa propre clientèle, dans le cadre d’une progression des soins logique et bénéfique pour celle-ci. »

  • 1 Il s’agit des collèges européens de cardiologie des animaux de compagnie, chirurgie des petits animaux, chirurgie équine, dentisterie-stomatologie, dermatologie, imagerie médicale, médecine interne des animaux de compagnie, ophtalmologie et pathologie clinique.

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