Viande de cheval : il y a urgence - La Semaine Vétérinaire n° 1550 du 06/09/2013
La Semaine Vétérinaire n° 1550 du 06/09/2013

Éditorial

Auteur(s) : Marine Neveux

Fonctions : rédactrice en chef

Encore une nouvelle affaire autour de la viande de cheval ! Cette fois-ci, des professionnels peu scrupuleux ont monté une filière fondée sur la fraude aux documents. Résultat ? Des chevaux exclus de la filière bouchère se retrouvent dans nos assiettes.

Au-delà des faits, l’enchaînement des affaires “cheval” dans la presse pourrait entraîner des dommages collatéraux pour les vétérinaires et les professionnels de la filière. En effet, le grand public, réticent à l’hippophagie, pourrait accentuer la pression sur les pouvoirs publics afin d’interdire la consommation de cette viande. De même, les discussions sur le statut juridique du cheval reviennent régulièrement sur le devant de la scène. Plus inquiétantes sont les conséquences à court terme, avec quelques mesures faciles à mettre en place : l’interdiction de l’utilisation de la phénylbutazone, par exemple. Car, malheureusement, ce n’est pas la première fois que cette molécule est sur la sellette. À chaque fois, notre profession démontre un rapport apports-contraintes largement bénéficiaire. Mais pour combien de temps encore ?

En outre, malgré les rappels réguliers des organisations vétérinaires, les feuillets “traitements médicamenteux” dans les livrets ne sont pas tous correctement remplis. Difficile d’imposer au détenteur de l’animal le respect de la réglementation sur les résidus. C’est sans compter sur la forte volatilité de ces feuillets, soi-disant perdus et remplacés, sans ciller, par des exemplaires vierges par les Haras nationaux… Il est temps d’agir. Et cela ne se fera pas sans l’aide du ministère, dont le laxisme face à la carence des contrôles à l’entrée des abattoirs crée un blocage et met les confrères qui y travaillent dans des situations inextricables. Le Sire, fichier national d’identification, ne devrait-il pas considérer aujourd’hui que tout équidé est naturellement impropre à la consommation ? Bref, inverser la charge de la preuve : par négligence, les propriétaires d’équidés ne déclarent pas le devenir de leurs animaux en fin de vie, mais les médicalisent. Les détenteurs qui souhaitent envoyer leurs chevaux à l’abattoir, minoritaires, devraient alors démontrer leur caractère bon à consommer, ne serait-ce qu’en présentant des documents correctement remplis. Une révolution pour le monde hippique, voire pour les praticiens, mais il y a urgence.

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