O. rhinotracheale aggrave la mortalité due au virus H9N2 de l’influenza aviaire - La Semaine Vétérinaire n° 1529 du 01/03/2013
La Semaine Vétérinaire n° 1529 du 01/03/2013

Formation

PRODUCTIONS ANIMALES/VOLAILLES

Auteur(s) : Béatrice Bouquet

Le virus de l’influenza aviaire de sous-type H9N2 préoccupe la Chine à double titre. Ce sérotype est en effet potentiellement pandémique, même si, pour le moment, il n’est mis en cause que dans des foyers décrits jusqu’en 2009 autour de Hong Kong chez de jeunes enfants. Il engendre également des pertes économiques colossales en Chine, par coinfection, chez les volailles. Son “malfaiteur associé” est Ornithobacterium rhinotracheale, comme le démontre une étude chinoise1.

Les deux agents pathogènes engendrent alors une pneumonie progressive chez le poulet et la poule pondeuse. Elle débute dès les premiers jours après l’éclosion et sévit par­fois jusqu’à l’âge d’un mois, avec 70 % de morbidité et 30 % de mortalité chez le poulet. Ce schéma pathologique a été confirmé sur 193 sérums collectés dans 8 élevages industriels de 5 provinces différentes en Chine. L’implication des virus de la maladie de New­castle et de la bronchite infectieuse a pu être exclue. Diverses souches d’O. rhinotracheale et divers isolats du virus H9N2 sont en cause (parfois dans une même exploitation).

Ce tableau clinique de pneumonie avec aérosacculite a ensuite été reproduit chez des poulets, après une infection expérimentale par O. rhinotracheale associé ou non au virus H9N2.

Importance des chronologies d’infection

Les taux de survie des volati­les varient au final selon le profil “chronologique” de l’infection : ils sont de 30 % quand la bactérie et le virus sévissent concomitamment, et plus faibles encore, à 20 %, lorsque O. rhinotracheale les infectent en premier. La situation est moins grave quand l’infection des animaux par le virus précède celle par la bactérie, ou lorsque le virus sévit seul (des taux de survie respectifs de 70 et 90 %).

Les pertes sont pour leur part intermédiaires (50 % de survie) lorsque O. rhinotracheale sévit seul.

Les auteurs concluent que l’infection par O. rhinotracheale aggrave les pertes économiques et la mortalité engendrée par le virus influenza aviaire de sous-type H9N2.

  • 1 Pan Qing et coll. Co-infections of broilers with Ornithobacterium rhinotracheale and H9N2 avian influenza virus. BMC Vet. Research. 2012;8(104): en ligne 2 juillet 2012.

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