Envisagez-vous de développer l’hospitalisation des veaux ? - La Semaine Vétérinaire n° 1518 du 30/11/2012
La Semaine Vétérinaire n° 1518 du 30/11/2012

Entre nous

FORUM

Auteur(s) : LORENZA RICHARD

90 % des veaux malades sont traités au cabinet

Antoine Donze, praticien au Donjon (Allier).

Nous hospitalisons les veaux malades depuis une quinzaine d’années. Nous disposons d’une salle de chirurgie dans le bâtiment principal, pour ceux qui doivent être opérés, et d’un second bâtiment avec des boxes séparés dans lesquels les animaux atteints de diarrhées sont perfusés. Nous améliorons régulièrement notre équipement, avec, récemment, l’installation d’un sol chauffant, par exemple. Mais cette activité ne peut plus se développer, car 90 % des veaux sont désormais traités au cabinet.

Les éleveurs les amènent d’eux-mêmes assez rapidement, car notre clientèle se situe dans un rayon d’une quinzaine de kilomètres autour de la clinique. C’est un énorme gain de temps, à la fois pour nous et pour l’éleveur, car nous disposons de tout le matériel sur place et pouvons nous consacrer au veau. Il peut recevoir une perfusion lente, il est sous surveillance en permanence, au chaud, au sec et au propre. Nous pouvons réaliser des analyses sanguines et réévaluer régulièrement l’état général de l’animal et son traitement. De plus, un seul vétérinaire peut s’occuper de plusieurs veaux en même temps, ce qui est très efficace. Nous les gardons un ou deux jours et les rendons en forme, prêts à être remis sous leur mère.

Nous faisons en sorte qu’il n’y ait aucun contact entre les animaux et désinfectons entre chaque veau. Nous disposons de tenues spécifiques à la clinique et différentes de celles que nous mettons pour nous déplacer en élevage. Les risques sanitaires ne sont pas nuls, mais nous les réduisons ainsi au minimum.

Une hospitalisation surtout pour la chirurgie

Philippe Grunwald, praticien mixte à Évron (Mayenne).

Nous avons procédé en plusieurs étapes à l’agrandissement de notre structure, afin d’accueillir les veaux, principalement pour les chirurgies. Celles-ci sont programmées l’après-midi. L’animal arrive en fin de matinée ou début d’après-midi et repart vers 19 h. Il passe ainsi peu de temps à la clinique et le box peut être désinfecté tous les soirs. Nous disposons également d’un local dans lequel les animaux malades (diarrhée) sont isolés, afin d’éviter tout problème sanitaire.

Disposer du plateau technique de la canine, de l’appareil de radiographie et de l’anesthésie gazeuse est d’un grand confort, aussi bien pour l’animal que pour le praticien. La maîtrise de l’anesthésie permet de réaliser des interventions plus longues que prévues (pour les gros nombrils, la chirurgie surprise, par exemple) et d’envisager des opérations impossibles à effectuer à la ferme, notamment osseuses. Une contention du veau dès son arrivée est indispensable, avec parfois une pré-anesthésie dans le camion.

Enfin, nous profitons de la présence des auxiliaires vétérinaires, qui montrent tout l’intérêt du travail d’équipe pour la préparation des veaux, l’assistance pendant l’opération et l’hygiène des locaux. C’est un point très important.

Les clients qui souhaitent faire opérer leur veau à la clinique (après devis) sont de plus en plus nombreux. Ils sont motivés, car leurs animaux sont des bovins allaitants de valeur. Et, surtout, cela leur fait gagner du temps et les résultats sont meilleurs.

Des inconvénients non négligeables

Guillaume Ledoux, praticien mixte à Gy (Haute-Saône).

L’hospitalisation des veaux n’est actuellement pas à l’ordre du jour dans notre structure. Elle présenterait pourtant deux gros avantages : un confort de travail pour le vétérinaire avec des installations adaptées et l’opportunité d’avoir le veau sous la main pour lui administrer des perfusions en quantité nécessaire.

Toutefois, les inconvénients sont importants. Le risque sanitaire n’est pas négligeable s’il y a une possibilité de contact entre deux veaux d’élevages différents en raison des variations de statuts vis-à-vis de la rhinotrachéite infectieuse bovine (IBR), de la maladie des muqueuses (BVD), etc.

La construction de boxes individuels et d’une séparation stricte des animaux est nécessaire, ce qui demanderait des investissements pour équiper nos locaux.

De plus, quid du statut de la structure vétérinaire vis-à-vis de l’administration ? Dernier inconvénient, la facturation. De tels soins ne peuvent être dispensés qu’à des veaux de grande valeur, ce qui n’est pas le cas dans notre clientèle.

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