La fertilité des juments et des étalons en élevage amateur

Pierre Leveillard | 27.06.2018 à 15:43:24 |
La durée de gestation est de 11 mois dans l’espèce équine.
© Tupungato – iStock

La fertilité est l’un des paramètres qui affecte la rentabilité des élevages de chevaux. Elle occasionne demande de conseils, surveillance et interventions vétérinaires.

Les éleveurs amateurs sont très avides de renseignements concernant la fertilité de leurs chevaux reproducteurs. Le vétérinaire et ses auxiliaires sont les premiers conseillers. Ils doivent donc pouvoir les aider dans leurs choix.
À partir d’une série de problèmes ou de questions pratiques, cet article propose de cerner les facteurs qui conditionnent la fertilité des juments et des étalons et qui pèsent sur la rentabilité déjà critique de ce type d’élevage “passion”.
En France, plus des trois quarts des éleveurs ne possèdent qu’une seule jument poulinière. Souvent, ils la confient à des professionnels avec qui ils veulent pouvoir discuter en toute connaissance de cause, et comprendre les choix ou les explications qui leur sont exposés. En voici une série en questions-réponses.

Ma jument ne vient pas en chaleurs. Je voudrais lui faire une prostaglandine pour déclencher l’ovulation, car il faut absolument qu’elle soit saillie en février pour que le poulain naisse le plus tôt possible.
Oui, cela peut être utile, mais à condition que la jument soit cyclée. En effet, chez la jument, l’activité sexuelle est saisonnière. Durant l’hiver (et parfois aussi durant l’été), les juments cessent d’avoir des cycles sexuels. Dans ce cas, aucun traitement hormonal ne pourra les faire venir en chaleurs.
Pour obtenir une cyclicité précoce (février), il convient d’éclairer les juments à partir du mois de décembre, afin de leurrer leurs récepteurs lumineux et d’avancer le début de la cyclicité. Deux méthodes peuvent être utiles pour vérifier la cyclicité des juments : soit l’examen échographique, soit un passage à la barre régulier. D’autres facteurs que la durée d’éclairement journalier influencent, dans une moindre mesure, la cyclicité (l’âge, la race, l’hébergement, la qualité de l’herbe, etc.).

Retrouvez l’intégralité de ce dossier en pages 10 à 12 du supplément ASV n°120 et 121.

Pierre Leveillard
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