Gestion du chenil : la polyvalence du métier d’ASV à l’épreuve

Mélanie Lamaze | 26.04.2018 à 13:51:35 |
Dans cette chatterie, les félins disposent d’un poste qui diffuse une musique apaisante et sont isolés des autres espèces.
© Mélanie Lamaze

L’auxiliaire en charge du chenil doit se montrer organisée, avoir les yeux “partout”, être à l’affût de la moindre anomalie et maintenir une propreté et une asepsie sans faille tout au long de la journée.

Le leitmotiv de la gestion du chenil est le bien-être animal. Le chenil est l’endroit où sont hospitalisés nos “patients” à quatre pattes : la surveillance de l’ASV y est constante, l’hygiène du local irréprochable. Hospitalisé sous différents motifs – chirurgie, pathologie médicale, soins intensifs, etc. –, l’animal est naturellement stressé par cet environnement et par la séparation d’avec son propriétaire. Il s’agit pour l’ASV d’atténuer au maximum cet état de stress, par différents moyens.

Un agencement limitant le stress
Dans l’agencement du chenil, il est important de bien séparer les hospitalisés par espèces. Les chats sont naturellement stressés par la présence de chiens. Les NAC, quant à eux, sont des proies pour la plupart des autres espèces. Attention, le furet est un prédateur et doit être placé auprès des carnivores domestiques au chenil. Beaucoup de cliniques disposent de plusieurs pièces d’hospitalisation?: chenil, chatterie, “NACil” . Mais s’il n’existe pas de chatterie à proprement parler, il est important de réserver une partie des box ou cages du chenil à l’espèce féline, quand l’autre partie sera occupée par les chiens.
Un animal stressé est un animal difficilement manipulable. Or, la contention doit se faire le plus sereinement possible, afin d’administrer les soins correctement et d’éviter les blessures pour le personnel vétérinaire. En outre, le stress modifie certains paramètres physiologiques de l’animal, ce qui peut fausser le diagnostic du praticien. Par exemple, un chat trop remuant lors des examens montera rapidement en température?: le chiffre indiqué sur le thermomètre ne correspondra alors peut-être pas à son état général, mais simplement à son état d’anxiété ou d’agacement. Cas plus grave, un lapin exposé à un stress trop brutal peut, littéralement, “mourir de peur”. Il est donc nécessaire de ne pas négliger l’impact de l’aboiement d’un chien sur un animal qui le craint. De la même façon, un chien peut voir son état général impacté par la présence d’autres congénères en visuel, ou par le manque de présence de l’ASV qui en a la charge. Dans ce cas, il est possible, par exemple, d’installer une couverture par-dessus la grille de la cage pour l’apaiser. Des diffuseurs antistress s’utilisent également au chenil, mais ils ne remplacent pas, bien entendu, la veille de l’auxiliaire.

Retrouvez l’intégralité de ce dossier en pages 10 à 12 du supplément ASV n°118.

Mélanie Lamaze
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