Des chiens au service des patients épileptiques

Pierre Dufour | 27.06.2018 à 15:50:48 |
Un chien appuyant avec son museau sur une sonnette
© D.R.

Trois premiers chiens ont été éduqués par Handi’chiens pour alerter les personnes atteintes d’épilepsie de l’imminence d’une crise et y répondre de façon adaptée pour les accompagner au cours de celle-ci.

« Depuis plusieurs années, les offres en matière d’accompagnement des personnes en situation de handicap se sont diversifiées. Certains chiens sont désormais utilisés par des professionnels de santé. Aujourd’hui, nous travaillons avec des chiens détecteurs de crise d’épilepsie », a annoncé Robert Kohler, président de l’association Handi’chien, à l’occasion du salon Autonomic consacré à l’handicap, qui s’est déroulé à Paris du 12 au 14 juin. Trois chiens ont d’ores et déjà été formés et placés dans cette indication, grâce à un travail de recherche mené en partenariat avec le laboratoire d’éthologie animale et humaine Ethos, sous la tutelle de l’université de Rennes 1 et le Centre national de la recherche scientifique (CNRS). 

La puissance du lien homme-animal 
Jean-Luc Schaff, neurologue au centre hospitalier universitaire de Nancy (Meurthe-et-Moselle), dirige le volet médical d’un établissement pour enfants épileptiques souffrant de crises quotidiennes. L’objectif du centre est d’accompagner ces jeunes et de les aider à se réinsérer. « Plusieurs d’entre eux ont observé un changement de comportement des chiens avant une crise. Dans la littérature, depuis 1990, moins d’une vingtaine d’articles ont été publiés pour expliquer ce phénomène », témoigne-t-il. L’une des pistes serait l’odeur, mais aussi la reconnaissance d’un comportement particulier précédant la crise ou la modification légère de signes végétatifs (fréquence cardiaque, changement du diamètre pupillaire, etc.). Rien ne permet pourtant d’expliquer précisément la capacité de ces chiens à détecter les crises, puisque même un électro-encéphalogramme en est incapable. L’attachement et le lien presque fusionnel homme-animal semblent être des conditions nécessaires.

Retrouvez l’intégralité de ce dossier en pages 4 à 5 du supplément ASV n°120 et 121.

Pierre Dufour
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