Virbac lance un nouveau projet visant à améliorer la santé des veaux par le suivi colostral - Le Point Vétérinaire.fr

Virbac lance un nouveau projet visant à améliorer la santé des veaux par le suivi colostral

Clothilde Barde | 09.06.2020 à 11:27:17 |
veau
© PeopleImages

Conseil et Observatoire de la Qualité Colostrale (COQC), un nouveau projet qui réunit éleveurs et vétérinaires afin d’améliorer la santé des veaux, vient d’être lancé par le laboratoire Virbac.

Afin d’améliorer la santé des veaux par une collaboration éleveur-vétérinaire, le projet de suivis colostraux (Conseil et Observatoire de la Qualité Colostrale (COQC)) vient d’être lancé par le laboratoire Virbac.
En effet, dans la gestion des entérites néonatales, encore un éleveur sur quatre n’appelle pas son vétérinaire pour un veau malade, selon les données du laboratoire. Or, pour maximiser la prévention, l’apport en colostrum doit être optimal. Ainsi, selon les résultats d’une étude de 2016 (Raboisson et al. Approche économique du transfert d’immunité passive chez les bovins laitiers et allaitants. JNGTV Nantes 18 -20 Mai 2016), cela permet de réduire les risques de mortalité de 2,1, ceux de troubles respiratoires de 1,8 et de troubles digestifs de1,5.
Une prévention personnalisée
Avec le nouveau projet COQC, le laboratoire Virbac propose ainsi d’«accompagner éleveurs et vétérinaires sur des suivis colostraux de qualité et régulier, primordiaux pour améliorer la prévention ». A cet égard, comme la qualité colostrale est soumise à de nombreux facteurs de variation liés à la conduite d’élevage (parasitisme, alimentation, complémentation en oligo-éléments, vaccination, tarissement, race, génétique, rang de vêlage) (Stenger. Contribution à l’étude de la qualité du colostrum chez la vache : utilisation d’un réfractomètre numérique et influence de l’alimentation pendant le tarissement. Thèse de doctorat vétérinaire Vetagrosup. 2016), un suivi colostral   pour   conseiller   sur   la   préparation   des   mères   au   vêlage est proposé. Il s’agit d’évaluer la qualité colostrale d’au moins un tiers des femelles du troupeau pour savoir si la conduite des mères a été adaptée. Le vétérinaire sera ainsi en mesure de comprendre l’impact de la conduite d’élevage, de repérer des marges de progrès, et de conseiller des mesures correctives à l’éleveur.
Du conseil individuel à l’observatoire national
Le projet C.O.Q.C explore également le suivi colostral dans sa dimension collective, avec l’ambition de constituer un observatoire national centralisant les données des élevages suivis partout en France. Une diversité de types de production, de races et de territoires rencontrés sur l’hexagone doit ainsi être analysée au travers des 2000 mesures attendues pour la première campagne.  Ces résultats seront ensuite partagés à l’ensemble de la communauté des vétérinaires et des éleveurs bovins au travers de publications afin de pouvoir bénéficier de repères et de cas concrets sur les suivis colostraux et la préparation au vêlage.

Clothilde Barde
Réagir à cette actualité
Cet espace a vocation à débattre et partager vos avis sur nos contenus. En réagissant à cette actualité, vous vous engagez à respecter les conditions générales d’utilisation de Le Point Vétérinaire.fr. Tout commentaire calomnieux ou injurieux sera supprimé par la rédaction.
Retrouvez toute l’actualité vétérinaire
dans notre application