Viande polonaise frauduleuse, une grande réactivité française

Clothilde Barde | 04.02.2019 à 10:22:17 |
viande
© santypan - iStock

Alors que la Commission européenne (CE) a lancé une alerte sur la présence de viande de bœuf frauduleuse provenant d’un abattoir polonais le 31 janvier dernier, le ministère de l’agriculture et de l'alimentation vient d’annoncer que la majeure partie de la viande présente sur notre territoire avait déjà été retrouvée et détruite.

« La rapidité avec laquelle les investigations sont menées souligne l’efficacité de notre dispositif de traçabilité et de contrôle sanitaire en France » s’est félicité Didier Guillaume, ministre de l’agriculture et de l’alimentation dans un communiqué de presse au sujet de la procédure de retrait et de destruction de viande de bœuf frauduleuse importée de Pologne en début de semaine dernière.

Une fraude à l’échelle européenne
Ainsi, 13 pays européens ont reçu cette viande (2,7 tonnes) provenant d’un abattoir polonais selon la CE qui a donné l’alerte le 31 janvier dernier. Suite à ce signalement, les services du ministère de l’agriculture et de l’alimentation en charge de garantir la sécurité sanitaire des aliments (agents des directions départementales interministérielles en charge de la protection des populations et de la cohésion sociale (DDCSPP) et services régionaux de l’alimentation des directions régionales de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DRAAF)) ont été immédiatement mobilisés afin de localiser les neuf entreprises de négoce qui ont reçu en première intention les 795 kg de viande vendues en France. Les investigations des services vétérinaires ont permis de retrouver dès le 3 février la totalité de cette viande dont 500 kg ont pu être bloqués afin d’être détruits, 150 kg ont été vendus au consommateur via notamment des boucheries et les 145 kg restants, identifiés dans des lots de viande commercialisés par des grossistes, boucheries ou restaurants, ont déjà été en partie retirés du marché.

Une grande transparence
Même si le communiqué du ministère de l’agriculture et de l’alimentation précise qu’«aucun élément ne permet à ce stade d’identifier un risque pour le consommateur et que le risque bactérien est écarté par la cuisson », cette viande reste « impropre à la consommation car elle n’a pas fait l’objet d’une inspection officielle à l’abattoir ». C’est pourquoi des mesures ont été mises en place sans délai dans les boucheries et restaurants concernées (Ile-de-France, Ille et Vilaine et Loiret) pour rappeler les produits frauduleux vendus. Didier guillaume, s’est d’ailleurs engagé à cet égard à « informer en toute transparence de l’état d’avancement des investigations ».

Clothilde Barde
1 commentaire
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cheick veto le 04-02-2019 à 15:36:21
La vigilance a porté fruit
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