VetFuturs : un premier rapport est publié

Tanit Halfon | 19.01.2018 à 11:24:01 |
chien
© damedeeso - iStock

Accessible en ligne, un 1er rapport du groupe VetFuturs résume les principaux axes de réflexion des participants sur l’évolution de la profession.

Presque un an après le lancement de VetFuturs, grande réflexion sur l’avenir de la profession vétérinaire, organisée conjointement par le conseil national de l’Ordre des vétérinaires et le syndicat national des vétérinaires d‘exercice libéral, un 1er rapport est publié. Il présente les principales conclusions qui sont ressorties des ateliers collectifs et de l’enquête en ligne. L’analyse des données récoltées a été confiée à une société de prospective, « Futurible », en concertation avec le comité de VetFuturs.

« L’analyse des données a permis de valider un certain nombre de postulats, qui allaient dans le sens de la vision de l’Ordre et du syndicat », précise Anne Laboulais, directrice de la communication du conseil national de l’Ordre des vétérinaires. Parmi eux, le recrutement qui apparaît comme une des préoccupations majeures des vétérinaires. Face à une insuffisance du nombre de nouveaux diplômés, un sortant devant être remplacé aujourd’hui par 1,5 à 2 équivalents temps-plein, l’enjeu sera d’évaluer les besoins en nombre de praticiens, en tenant compte des mutations à venir, notamment technologiques. Autre constat partagé : un rapport au travail qui se modifie profondément. Les vétérinaires fraîchement diplômés souhaitant une meilleure répartition entre vie familiale et professionnelle. De plus, même si une vocation précoce semble dicter le choix des études vétérinaires, il semblerait que les nouveaux entrants n’aspirent plus à exercer en clientèle toute leur vie. Les participants notent aussi que le vétérinaire peut souffrir d’une méconnaissance par le grand public et les décideurs, du fait de sa quasi-absence des débats publics sur le bien-être animal ou l’antibiorésistance par exemple.

« Le seul point de divergence concernait l’impact du numérique sur la profession, souligne Anne Laboulais. Pour eux, le numérique est associé uniquement avec la présence sur les réseaux sociaux. L’apport de la technologie sur la médecine vétérinaire n’est pas clairement perçu, alors que la révolution numérique est validée par la société. » Le rapport pointe ainsi du doigt l’enjeu d’avoir « un vétérinaire augmenté «  et pas « remplacé » par les nouvelles technologies (nanotechnologies, biotechnologies, informatique et sciences cognitives), qui pourraient être intégrées dans la chaîne de soins.

Cette première étape sera suivie de la publication d’un livre bleu prévu pour le printemps 2018, sous la forme d’un ouvrage d’une cinquantaine de pages qui approfondira la réflexion. « Ce ne sera qu’un point d’étape supplémentaire, qui identifiera les différents chantiers à construire », explique Anne Laboulais. L’objectif est ensuite de mettre en ligne une plateforme stratégique au début de l’année 2019, regroupant les actions concrètes à mettre en œuvre. « Un travail est également en cours pour les ASV qui vont être sollicités ces prochaines semaines via un sondage en ligne. » 

Tanit Halfon
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