Vétérinaire rurale : un exercice au bord de la rupture ?

Tanit Halfon | 25.07.2019 à 16:03:00 |
Marie-Christine Weibel
© Marie-Christine Weibel

Une consoeur du département de l’Aude a été contrainte de fermer son cabinet vétérinaire mixte et de licencier ses 5 salariés. En cause : des difficultés financières liées à des tarifs de prophylaxies animales trop faibles, auxquelles s’ajoute le coût des gardes en rural.

Marie-Christine Weibel, conseillère ordinale régionale, et praticienne mixte dans la commune de Couiza, dans le département de l’Aude, a choisi de fermer son cabinet vétérinaire mixte le 26 juillet et de licencier ses 5 salariés. En cause : des difficultés financières, conséquence directe de tarifs insuffisants des prophylaxies animales, et la nécessité d’assumer seule les gardes en rurale. Si elle a alerté plusieurs fois sur sa situation, la vétérinaire estime ne pas avoir été assez entendue, aucune aide financière ne lui ayant été accordée ou proposée pour poursuivre sa mission de vétérinaire sanitaire. Elle nous explique les raisons qui l’ont amenée ...

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Tanit Halfon
3 commentaires
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Christophe Georgens, Vétérinaire le 26-07-2019 à 11:18:25
C'est pas trop tôt! Signer des conventions collectives salariales et ne pas du tout en tenir compte pour fixer les tarifs de prophylaxie qui ne couvrent alors plus les frais. Je ne parle pas de la pseudo mission de service public concernant les animaux errants financée par les structures privées elles-mêmes avec des mairies qui sont surdouées pour appliquer la politique de l'autruche. Et que dire de la rurale financée par la canine pour laquelle l'Etat demande de tout abandonner en cas de crise sanitaire sans contrepartie financière…. si les structures vétérinaires abandonnent leur activité rurale les unes après les autres il ne faut pas se demander pourquoi …. et je n'ai même pas parlé du recrutement devenu impossible, des contraintes anormales des gardes, des impayés et de leur recouvrement pour le moins difficile, etc, etc.
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Christophe Georgens, Vétérinaire le 26-07-2019 à 11:18:25
C'est pas trop tôt! Signer des conventions collectives salariales et ne pas du tout en tenir compte pour fixer les tarifs de prophylaxie qui ne couvrent alors plus les frais. Je ne parle pas de la pseudo mission de service public concernant les animaux errants financée par les structures privées elles-mêmes avec des mairies qui sont surdouées pour appliquer la politique de l'autruche. Et que dire de la rurale financée par la canine pour laquelle l'Etat demande de tout abandonner en cas de crise sanitaire sans contrepartie financière…. si les structures vétérinaires abandonnent leur activité rurale les unes après les autres il ne faut pas se demander pourquoi …. et je n'ai même pas parlé du recrutement devenu impossible, des contraintes anormales des gardes, des impayés et de leur recouvrement pour le moins difficile, etc, etc.
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Asquaw le 09-08-2019 à 10:19:05
pas étonnant, mais toujours dommage pour les éleveurs déjà en difficulté ...
je n'en suis pas encore là, mais je ralentis sur la rurale et je pense l'arrêter à +/- moyen terme ... solo depuis 7ans 1/2 par manque de vétos, charge financière salariales beaucoup trop élevées pour la rurale et obligations/interdictions de la convention collective et du droit du travail incompatible entre un service rural et le salariat ... sans parler des gardes impossibles ! ... plus de 7 ans que l'on tire la sonnette d'alarme ... sans réactions ou presque à part les "on te comprend, on connait ta situation, tiens bon" ... oui, ça m'aide bien tiens ! mais si un client porte le pet quand je ne suis pas là car personne ne veut faire de tour de garde ... j'ai même 2 clients qui viennent de changer de véto sanitaire sous la pression des vétos voisins qui refusent de dépanner quand je suis absente( alors qu'ils sont toujours prévenus) et menacent les éleveurs déjà dans l'embarra ! merci la "confraternité" ... tiens ça commence par "con" ...
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