Vétérinaire pour la vie, pour la planète : un acteur incontournable

Corinne Lesaine | 14.02.2019 à 14:32:15 |
Notre confrère Loïc Dombreval, président du groupe condition animale de l’Assemblée nationale.
© Corinne Lesaine

La première Journée nationale vétérinaire, inaugurée le 7 février au palais Brongniart à Paris auprès de 400 vétérinaires, a porté avec fierté les nouvelles couleurs de la profession et souligné ses nombreux rôles et enjeux.

Lancée à l’initiative des organisations représentatives vétérinaires, la Journée nationale vétérinaire tient à renforcer le lien, le partage d’expériences, les engagements et les perspectives d’avenir face aux nouveaux enjeux sociétaux. Les vétérinaires sont au cœur d’une transformation du rôle qu’ils jouent au carrefour du vivant, entre trois santés?: animale, humaine et environnementale. Ils sont prêts à se faire entendre et à saisir les opportunités qui se présentent, comme ils le font depuis 250 ans.

Une profession au carrefour du vivant
Faire évoluer un corps professionnel, des métiers vers un objectif commun compris par tous est un défi d’ampleur pour les organisations professionnelles, comme l’a précisé Jacques Guérin, président du Conseil national de l’Ordre des vétérinaires (CNOV), en organisant et en ouvrant, le 7 février au palais Brongniart à Paris, ce qui sera désormais, une des principales rencontres nationales vétérinaires. Tous les vétérinaires reconnaissent aujourd’hui trois enjeux indissociables de leurs fonctions, une initiative soutenue par le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Didier Guillaume, qui est venu s’adresser aux 400 vétérinaires présents. 
Le premier enjeu est celui de « garantir l’accès aux soins et la protection des animaux, leur bien-être, dans tous les bassins de vie, ruraux, urbains et périurbains, pour toutes les espèces, domestiques, d’élevage ou sauvages, pour toutes les catégories sociales, dont les plus défavorisées ». Le vétérinaire qui bénéficie d’une image positive à l’égard du public, par sa proximité et son sens du terrain, devient un interlocuteur privilégié pour tout ce qui touche la santé d’un écosystème vivant, même urbain. Les avancées significatives dans la lutte contre l’antibiorésistance pour préserver la santé de tous, le développement d’une médecine animale préventive, soutenue par le diagnostic au chevet de l’animal et, dans le futur, l’arrivée probable de nouvelles alternatives thérapeutiques innovantes (antibiotiques verts, absorbeurs dans le colon, renforcement de l’immunité, etc.) en sont une parfaite illustration. Gilles Salvat, directeur général de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), Pierre-Louis Toutain, professeur à l’École nationale vétérinaire de Toulouse, et des vétérinaires responsables du développement dans l’industrie pharmaceutique sont venus répondre aux questions posées à ce sujet par notre confrère Christophe Hugnet, praticien, replaçant le vétérinaire et sa responsabilité thérapeutique au cœur des trois santés. 
Il est tout aussi légitime de lui conférer un deuxième enjeu : celui de protéger l’homme en garantissant la sécurité sanitaire des aliments et en consolidant son rôle indiscutable de sentinelle face aux risques infectieux zoonotiques émergents, décuplés par la mondialisation des flux, les changements climatiques et l’intensification des élevages.

Retrouvez l'intégralité de cet article en pages 10-12 de La Semaine Vétérinaire n° 1796.

Corinne Lesaine
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