Varroa gagne du terrain sur l’île de La Réunion

Tanit Halfon | 29.06.2017 à 11:01:59 |
apiculteur
© Daaf

Autrefois indemne, La Réunion se voit confrontée, depuis mai, au parasite Varroa destructor. Toute tentative d’éradication étant vaine, un état des lieux sanitaire des ruchers de l’île est en cours, afin d’adapter le plan de lutte à la réalité du terrain… qui se pensera désormais sur du long terme.

Revenir à un territoire indemne de Varroa n’est plus d’actualité. À la date du 22 juin, sur 208 ruchers visités, 79 ont été déclarés positifs au parasite, répartis sur 18 communes du pourtour de l’île. « Sa présence, sur une zone élargie, et non pas localisée comme on pouvait l’espérer, nous a fait abandonner toute tentative d’éradication », explique Patrick Garcia, chef de pôle production primaire, responsable d’unité santé et protection animales de la Daaf de La Réunion. Le premier arrêté préfectoral, pris en urgence, avec pour objectif l’élimination de l’acarien du territoire, interdisait toute transhumance, et définissait une zone de protection (jusqu’à 5 km autour du foyer) et une zone de surveillance (de 5 à 10 km). Mais l’extension de l’aire de prospection révélant la présence de ruchers atteints, un deuxième arrêté (12 mai 2017) est décidé. À l’interdiction de tout déplacement de ruchers sont ajoutées les obligations de leur recensement, de l’examen clinique par le détenteur et de la déclaration à la Daaf lors de suspicion ou de doute quant à la présence de Varroa. Seuls deux ruchers ont été détruits, dans le cadre du premier arrêté.

Retrouvez l'intégralité de cet article en page 26 de La Semaine Vétérinaire n° 1726.

Tanit Halfon
1 commentaire
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abeillemonamour le 13-07-2017 à 17:13:56
je suis apiculteur-amateur dapuis mon enfance. Puisque "Toute tentative d’éradication du varroa est vaine", et que ces parasites ont la possibilités de migrer sur les fleurs par des butineuses-aller pour s'accrocher à des butineuses-retour, il ne reste plus qu'à extraire le mal depuis ses racines, en incinérant tous les ruchers de l'île, et indemniser les apiculteurs professionnels qui vivent de leurs ruches. Mais ce n'est pas tout : les forêts regorgent de colonies sauvages probablement elles infestées elles aussi. les apiculteurs devraient encore attendre un "délai de vacuité" de quelques années avant de reprendre ce travail si, depuis, ils n'ont pas réussi à se reconvertir en d'autres activités. à moins que, prochainement, espérons-le ! des amateurs n'aient trouvé un produit ou une méthode miracles pour éradiquer cet insecte ravageur.
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