Une volonté gouvernementale de développer les filières françaises à l’international

Clothilde Barde | 06.08.2018 à 07:30:00 |
Charcuterie française
© gerenme – iStock

La première réunion de la Commission internationale agricole et agroalimentaire a eu lieu le 13 juillet au ministère de l'Europe et des Affaires étrangères portant sur l’ouverture du marché à l’international.

Afin de soutenir le développement des filières françaises des secteurs agricole et agroalimentaire à l’international, la première réunion de la Commission internationale agricole et agroalimentaire (animée par FranceAgriMer) a eu lieu le 13 juillet au quai d’Orsay. 

Une volonté politique d’ouverture internationale globale 
A cette occasion, Stéphane Travert, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, et Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires Étrangères, ont souligné l’importance d’une stratégie à l’international des filières agricoles et agroalimentaires pour renforcer leur positionnement sur ces marchés et pour l’équilibre économique des filières françaises. En effet, cette dernière avait été mise en lumière lors des États généraux de l’alimentation (EGA) en décembre et dans les plans filières des interprofessions remis cette année. A cet égard, la mobilisation des autorités politiques pour la promotion des intérêts commerciaux des entreprises de la filière et la mobilisation des services de l’État à l’étranger ont été salués par Jean-Baptiste Lemoyne. Par ailleurs, ce type d’initiative s’inscrit parfaitement dans le cadre de la Stratégie 2018-2022 pour le développement des exportations et de l’internationalisation des filières agricoles, agro-alimentaires, forêt-bois et des produits biosourcés, présentée par le gouvernement le 23 février ainsi que dans les objectifs du Grand plan d’investissement du Gouvernement. Ce dernier vise notamment à accompagner le développement des filières, améliorer leur compétitivité, stimuler l’innovation et renforcer leur leadership européen et leur positionnement à l’international. 

Un exemple récent : l’ouverture au marché chinois 
Il semble donc indispensable de soutenir les démarches collectives de filières pour conquérir des marchés internationaux et de travailler de façon coordonnée en articulant les différents outils publics disponibles. Un bel exemple a ainsi été donné le jour de cette réunion par la notification au gouvernement par l’administration sanitaire chinoise (CNCA) de l’agrément accordé à deux abattoirs ainsi qu’à deux entrepôts français, pour l’exportation de viandes bovines vers la Chine. Les ministres se sont alors réjouis de cette annonce qui met fin à 17 ans d’embargo chinois sur la viande bovine.

Des objectifs ambitieux 
Cette première réunion a été l’occasion de confier trois missions au gouvernement : définir la répartition des rôles en matière sanitaire et phytosanitaire, rénover les méthodes d’analyse des données statistiques et la nomenclature douanière et enfin faire émerger des offres collaboratives sur des marchés d’importance pour l’agro-alimentaire français. Un point de suivi sera effectué à la fin du mois d’octobre, en parallèle du Salon international de l’alimentation (SIAL), pour voir les propositions qui auront été faites par le gouvernement.

Clothilde Barde
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