Une nouvelle formation en biosécurité dans les élevages de lapins

Tanit Halfon | 19.09.2018 à 13:35:44 |
lapin
© magdasmith – iStock

Face au maintien de la maladie virale hémorragique dans les populations de lapins, la SNGTV organise pour la première fois une formation sur la biosécurité en élevage cunicole, à destination des vétérinaires et des techniciens d’élevage.

« Depuis 2010, la filière cunicole fait face à l’émergence d’un nouveau variant de la maladie virale hémorragique du lapin, le RHDV2 (Rabbit Hemorrhagic Disease Virus), explique Bernadette Le Normand, présidente de la commission cunicole de la Société nationale des groupements techniques vétérinaires (SNGTV). Depuis 2016, l’épizootie s’est renforcée, avec pour l’année 2017, une estimation de 25% d’élevages touchés. » Cette maladie constitue aussi actuellement la première cause de mortalité des lapins de garenne, et la première cause d’origine virale. A son impact économique s’ajoutent des conséquences écologiques, via le déséquilibre de la chaîne alimentaire. De plus, à la différence des souches classiques caractérisées par une spécificité d’hôte, le variant passe la barrière d’espèces et peut infecter plusieurs espèces de lièvres.

Face à cette menace, l'Itavi, institut technique des filières avicoles, cunicoles et piscicoles, responsable du programme de lutte contre la Maladie Hémorragique Virale, a décidé, en collaboration avec la SNGTV d’organiser une formation sur la biosécurité appliquée aux élevages de lapins. « Nous avons collaboré avec l’Itavi, pour élaborer un kit pédagogique sur la biosécurité, calqué sur celui de la filière aviaire », poursuit la vétérinaire. L’idée est de former des vétérinaires praticiens, ainsi que des techniciens d’élevage, à ce matériel pédagogique, afin que ces derniers puissent à leur tout, former les éleveurs. « Dans le cas où les professionnels auraient déjà été formés à la biosécurité en élevage avicole, l’enseignement est réduit à deux heures de visio-conférence, souligne t-elle. Dans le cas contraire, la formation se déroule en présentielle sur une journée. »

Le kit pédagogique s’inscrit dans un plan de lutte plus vaste, l’objectif étant de ralentir voire d’éradiquer la maladie. « Il s’agit d’abord de renforcer la biosécurité et les programmes de vaccination des cheptels reproducteurs, précise la présidente. L’Itavi et l’interprofession (Clipp) ont également créé au printemps 2018 une cellule de gestion de crise, afin de suivre l’épizootie, les organisations de producteurs étant impliqués dans la déclaration des foyers. Un signalement entrainera un renforcement des mesures de biosécurité. » L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) participe aussi à la lutte, via une étude épidémiologique qui suit la circulation du virus sur le territoire national. Pour le volet formation, les prochaines sessions sont prévues les 24 septembre et le 4 octobre, à Paris. De plus, des fiches biosécurité sont d’ores et déjà disponibles sur le site de l’Itavi.

Pour s'inscrire, cliquez sur ce lien.

NB : Le prix du vaccin étant trop élevé, seuls les reproducteurs sont vaccinés.

Tanit Halfon
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