Une nouvelle étude dévoile comment la PAC contribue au bien-être animal

Michaella Igoho-Moradel

| 18.05.2022 à 15:17:00 |
© Mercedes Rancaño Otero

La Commission européenne a publié une étude qui s’intéresse au lien entre la politique agricole commune (PAC) 2014-2020 et l’amélioration du bien-être des animaux et réduction de l'utilisation d'antimicrobiens. Elle émet des recommandations pour mieux évaluer les réalisations futures de la PAC 2023-27 à cet égard. 

« L'amélioration du bien-être animal et la lutte contre la résistance aux antimicrobiens figurent dans l'un des dix objectifs de la nouvelle politique agricole commune (PAC), « répondre aux exigences sociétales en matière d'alimentation et de santé » » indique la Commission européenne. Dans une étude, publiée le 11 mai, l’autorité européenne explique que dans la plupart des régions/États membres étudiés, le bien-être des animaux et l'utilisation d'antimicrobiens étaient principalement abordés par le biais de mesures de développement rural. « Ils se sont avérés plus efficaces lorsqu'ils associaient des investissements dans de meilleures conditions d'élevage, d'alimentation et de gestion sanitaire. Par exemple, en sensibilisant les agriculteurs via des services de conseil, des engagements et des formations. »

Dans l'ensemble, la Commission reconnait que la PAC semble avoir contribué à améliorer le bien-être animal au niveau local, dans des secteurs et/ou des États membres et des régions spécifiques. « Cependant, il reste difficile d'évaluer les changements réels dans les pratiques induits par les instruments de la PAC, car nous manquons d'indicateurs pour documenter les progrès réalisés dans la mise en œuvre de certaines mesures, ou leurs effets correspondants » commente l’autorité européenne.

Face à ce constat, un ensemble de recommandations a été intégré à la prochaine PAC. « La principale recommandation est que les États membres mettent en œuvre des mesures plus généralisées visant le bien-être des animaux. Une méthodologie européenne commune pour documenter les meilleures pratiques de bien-être animal à mettre en œuvre dans les exploitations, avec des objectifs pertinents, devrait être développée. » Parmi les autres recommandations, la Commission cite la production d’un aperçu complet du nombre d'animaux concernés par différents types d'interventions portant sur le bien-être animal et l'utilisation d'antimicrobiens au niveau national. Les services de conseil devraient également être encouragés. Une autre recommandation concerne l'extension de l'étiquetage obligatoire à d'autres secteurs d'élevage, en mentionnant les systèmes de production ou les conditions d'élevage sur l'étiquette, à l'instar des normes actuelles de commercialisation des œufs.

Michaella Igoho-Moradel

Réagir à cette actualité
Cet espace a vocation à débattre et partager vos avis sur nos contenus. En réagissant à cette actualité, vous vous engagez à respecter les conditions générales d’utilisation de Le Point Vétérinaire.fr. Tout commentaire calomnieux ou injurieux sera supprimé par la rédaction.
Retrouvez toute l’actualité vétérinaire
dans notre application