Une juriste récompensée par la Fondation droit animal, éthique et sciences

Helène Rose | 17.01.2017 à 13:55:07 |
Lucille Boisseau-Sowinski
© Helène Rose

La Fondation droit animal, éthique et sciences (LFDA) a décerné cette année son Prix de Droit à Lucille Boisseau-Sowinski pour son investissement dans plusieurs projets concernant l’évolution du droit animal.

Pour sa deuxième édition, le Prix de Droit 2016 de la LFDA a récompensé le 14 décembre, à la Sorbonne, l’implication de Lucille Boisseau-Sowinski, maître de conférence en droit privé et sciences criminelles à l’université de Limoges. Elle se passionne pour le droit animalier depuis la préparation de sa thèse1 sous la direction du professeur Jean-Pierre Marguénaux, précurseur du droit animalier en France. « La fondation est fière de voir que votre engagement rejoint le sien » a ainsi souligné le président du jury, Jean-Marie Coulon (premier Président honoraire de la cour d’appel de Paris), rappelant que le prix récompense l’ensemble de son travail pour « promouvoir la protection juridique des animaux en tant qu’êtres vivants et sensibles » et « qu’il s’agit bien d’un humanisme, pilier d’un État de droit ». 
Outre sa thèse, Mme Boisseau-Sowinski a créé en septembre 2016, avec le Pr Marguénaux, le premier Diplôme universitaire (DU) en droit animalier à l’université de Limoges. Elle a également initié un colloque qui s’est tenu en novembre 2016 sur "Les liens entre éthique et droit : l’exemple de la question animale". Lors de sa remise de prix, elle a rappelé le lien entre ces disciplines, indiquant que l’éthique a « la force de la conviction », le droit ayant celle « de la contrainte », et soulignant que « les théories éthiques sont parfois difficiles à mettre en place au niveau juridique ». Elle porte par ailleurs un projet, Génamidroit (génétique animale et droit) fondé sur le constat qu’en termes de recherche génétique, le droit intervient souvent a posteriori, et qu’il est alors « difficile de revenir en arrière » : dans ce domaine, il serait « nécessaire que le droit soit plus avant-gardiste ». Elle recherche actuellement des subventions pour ce projet.

1 La désappropriation de l’animal, soutenue en 2008 et publiée en 2013

 

Helène Rose
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