Une future formation de vétérinaire-pompier à Liège

Tanit Halfon | 04.04.2018 à 15:41:07 |
pompier
© Hugues Guyot

La faculté vétérinaire de Liège, en Belgique, souhaite mettre en place une formation de vétérinaire-pompier. A condition d’obtenir la création du statut de vétérinaire-pompier.

La faculté vétérinaire de Liège (Belgique) souhaite organiser une formation de vétérinaire-pompier.

« Jusqu’à présent, lorsqu’une intervention nécessite une expertise vétérinaire, c’est de l’ordre de la débrouille, un praticien pouvant accepter de se déplacer, ou pas », explique Hugues Guyot, professeur de médecine des troupeaux à la faculté vétérinaire de Liège.

Pourtant, récemment, une équipe de sapeurs-pompiers s’est organisé en Animals Rescue Team à proximité de Liège. « Il y an, ils m’avaient sollicité pour que je les forme. En contrepartie, ils m’ont formé afin que je puisse intervenir avec eux », nous explique t-il.

Depuis, l’idée de créer un statut de vétérinaire-pompier a fait son chemin, et aujourd’hui, le professeur Guyot est en phase de négociation avec le gouvernement fédéral.

« A priori, cela semble bien parti. Une fois l’accord obtenu, il ne restera plus qu’à élaborer un programme de cours, théoriques et pratiques. L’idée serait d’organiser un certificat universitaire, en association avec une formation dispensée par les services de secours », souligne t-il.

Comme c’est le cas en France, le vétérinaire-pompier aurait notamment pour mission d’intervenir pour les soins des animaux trouvés blessés sur la voie publique, ainsi que pour les animaux constituant un danger pour la population ou l’environnement. A terme, l’idée serait de pouvoir assurer un maillage vétérinaire sur différentes provinces et avoir un vétérinaire pompier de garde 24 heures sur 24. 

Photo : Exercice d’évacuation à la ferme expérimentale et pédagogique CARE-FEPEX. La simulation, qui a eu lieu le samedi 24 mars 2018, était destinée aux pompiers de l’Animals Rescue Team, comme formation et entraînement. Quelques étudiants vétérinaires, praticiens, et pompiers, étaient également présents, en tant qu’observateurs. La journée s’est déroulée en quatre étapes : théorie de 9h à 12h, simulation d’une vraie crise avec un incendie de ferme, incluant des victimes humaines à évacuer ainsi que des bovins de 13h à 14h30, exercices de contention avec les bovins sauvés de 14h30 à 16h30, et enfin débriefing pour finir la journée. 

Tanit Halfon
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