Une étude sur l’euthanasie des chiens au Royaume-Uni

Valentine Chamard | 04.05.2021 à 15:28:00 |
© sanjagrujic-istock

Plus de 90 % des chiens médicalisés meurent à la suite d’une euthanasie. La dégradation de la qualité de vie étant la première raison à cette demande, suivie des troubles comportementaux.

Une étude britannique menée par le programme VetCompass* au sein du Royal Veterinary College de Londres s’intéresse aux raisons entourant la mort des chiens et en particulier celles menant à une décision d’euthanasie. Une cohorte de 29 163 chiens, morts durant l’année d’étude (2016), est constituée. Parmi eux, 26 676 (91,5%) sont euthanasiés. L’âge médian des chiens euthanasiés est plus élevé que celui des chiens morts « naturellement » (12,1 ans contre 9,9 ans). L’étude met en évidence un facteur de risque augmenté de recourir à une euthanasie (par rapport à une mort « non assistée ») pour six groupes de maladie, en prenant comme maladie de référence le cancer. Le premier facteur de risque motivant une euthanasie est une qualité de vie dégradée (odds ratio [OR] de 16,3), les comportements indésirables (11,4), les lésions de la moelle épinière (6) et l’anorexie (2,7).  A l’inverse, certaines affections diminuent le risque de mourir par euthanasie : les blessures par traumatismes (20 fois moins de risque), les maladies cardiaques (7,1), les affections liées à des corps étrangers (5,6), les troubles de l’appareil respiratoire supérieur (3,8) et inférieur (3,6). Les chiens de 15 ans et plus ont un risque 5,9 fois plus élevé de mourir par euthanasie que ceux de moins de 6 ans. La race rottweiler représente un facteur de risque accru d’euthanasie (OR 1,76 en comparaison avec le labrador retriever). A l’inverse, 7 races meurent moins par euthanasie par rapport au labrador (risque plus élevé de mort naturelle) : le bulldog, le carlin, le westie, le yorkshire terrier, le border collie et le cavalier king charles.Ces résultats montrent qu’une large majorité de propriétaires sont confrontés à une décision d’euthanasie de leur animal. Les auteurs espèrent que cette étude puisse servir de support de discussion dans le contexte de fin de vie de l’animal.

*programme qui recueille les données de 1800 cliniques privées volontaires du Royaume-Uni (plus de 15 millions d’animaux suivis)

Valentine Chamard
Réagir à cette actualité
Cet espace a vocation à débattre et partager vos avis sur nos contenus. En réagissant à cette actualité, vous vous engagez à respecter les conditions générales d’utilisation de Le Point Vétérinaire.fr. Tout commentaire calomnieux ou injurieux sera supprimé par la rédaction.
Retrouvez toute l’actualité vétérinaire
dans notre application

En poursuivant votre navigation, vous acceptez les CGU ainsi que l'utilisation des cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
En savoir plus

OK