Un site sur la biosécurité en élevage porcin

Tanit Halfon | 13.03.2019 à 12:17:59 |
élevage porcin
© iStock-curtoicurto

Face au risque de peste porcine africaine, l’IFIP-institut du porc, en association avec la Société nationale des groupements techniques vétérinaires, a mis en ligne des fiches rappelant les mesures de biosécurité à appliquer en élevage de porcs.

Depuis l’arrivée de la peste porcine africaine (PPA) en Belgique, les autorités sanitaires, ainsi que les acteurs de l’élevage, se mobilisent pour éviter son introduction sur le territoire national. Dans ce contexte, l’IFIP-institut du porc, en collaboration avec la Société nationale des groupements techniques vétérinaires (SNGTV), a lancé un site internet dédié à la biosécurité.

Plusieurs documents sont accessibles, notamment :

- une synthèse sur la biosécurité externe et interne ;

- des fiches techniques détaillant les points clés en terme de biosécurité ;

- des documents rappelant les formes cliniques de la maladie et les critères de suspicion clinique en élevage de porcs domestiques ;

- une grille d’analyse des risques, à faire avant la mise en place du plan de biosécurité ;

- un tableau de synthèse expliquant les exigences réglementaires.

Pour rappel, le 16 octobre 2018, un arrêté a rendu obligatoire la mise en place d’un plan minimal de biosécurité dans les exploitations détenant des suidés pour l’ensemble du territoire français. Parmi les mesures, certaines sont d’application immédiate. C’est le cas notamment de la définition de trois zones, d’élevage, professionnelle et publique, de la mise en place d’un sas sanitaire, ou encore de la protection de l’alimentation vis-à-vis de la faune sauvage. Un délai d’application est accordé pour les mesures nécessitant des investissements particuliers comme l’installation de quais de chargement/déchargement, de clôtures, d’aires d’équarrissage, ou encore le suivi d’une formation en biosécurité.

Le 26 février, certains points de cet arrêté ont été modifiés, visant à faciliter le contrôle de la maladie par les autorités sanitaires. Il est ainsi désormais stipulé que toutes les mesures de biosécurité deviennent obligatoires dès lors qu’une « exploitation est placée en zone réglementée vis-à-vis d’un danger sanitaire. » De plus, le pouvoir du Préfet est renforcé : il peut désormais mettre en demeure l’exploitant dont l’élevage présente un risque du fait de manquements en matière de biosécurité, rendant tout recours de la part des éleveurs impossible.

Si la biosécurité revête une telle importance, c’est aussi qu’elle est un préalable indispensable au dépeuplement des élevages, comme cela avait été souligné dans un avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) publiés en décembre dernier. La question posée était la suivante : estimer la probabilité de survenir d’un foyer de PPA chez des sangliers et/ou chez des porcs domestiques qui ferait suite au transport de porcs vivants infectés de PPA, à la mise à mort et à l’élimination des porcs infectés en abattoir, et au transport des porcs morts de l'abattoir à l'équarrissage, ainsi que les conséquences de cette survenue. La question du risque de diffusion de la maladie dans le cas d'un dépeuplement préventif des élevages à priori non suspects situés en périphérie du foyer était aussi posée. Les experts avaient souligné que « l’estimation des différentes probabilités d’émission de virus PPA a été réalisée en considérant que les mesures de biosécurité imposées seraient particulières, effectives et appliquées correctement à toutes les étapes considérées. (…) Le non respect de ces mesures conduirait à une augmentation sensible de ces probabilités et donc à une augmentation de la probabilité de survenue d’un foyer de PPA liée à un dépeuplement en abattoir. »

Pour accéder au site, cliquez sur ce lien

Tanit Halfon
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