Un cas de myocardiopathie restrictive décrit chez un serpent

Valentine Chamard | 08.03.2017 à 09:18:00 |
serpent atteint de myocardiopathie restrictive
© Lionel Schilliger, Valérie Chetboul

L’investigation de troubles posturaux associés à un œdème gulaire et une dilatation de la cavité cœlomique en regard du cœur ont conduit à la première description d’une telle cardiopathie chez un serpent.

Nos confrères Lionel Schilliger, praticien à Paris, Valérie Chetboul, Cécile Damoiseaux, praticiennes à l’unité de cardiologie du Chuva de Maisons-Alfort et Alexandra Nicolier, anatomopathologiste au laboratoire Vet Diagnostics de Lyon, ont décrit et publié le premier cas de myocardiopathie restrictive observé chez un reptile.

Quels éléments vous ont conduit à suspecter cette affection ?

Lionel Schilliger : Essentiellement une cardiomégalie associée à un œdème gulaire chez un python tapis côtier (Morelia spilota macdowelli) âgé de 2 ans nous ayant été présenté à la consultation pour une anorexie et une faiblesse généralisée évoluant depuis environ 6 semaines. Il présentait également des troubles posturaux. L’auscultation cardiaque a révélé une fréquence cardiaque de 36 battements par minute, un rythme régulier et un souffle systolique constant. Le reste de l’examen clinique s’est avéré normal. Une échocardiographie-Doppler a été réalisée avec l’équipe de  l’Unité de Cardiologie d’Alfort, révélant, grâce à l’utilisation d’une sonde épicardique, des lésions compatibles avec une fibrose myocardique, prédominante à gauche, d’une dilatation atriale gauche majeure et d’un double épanchement (cœlomique et péricardique), évoquant une myocardiopathie restrictive décompensée. L’animal est mort deux jours plus tard. Son autopsie a confirmé l’ensemble des observations ante mortem.

Les myocardiopathies sont-elles fréquentes chez les serpents ?

Diverses myocardiopathies ont déjà été décrites chez d’autres espèces de serpents : un cas de myocardiopathie dilatée, un cas de myocardiopathie dégénérative et nécrosante, un autre cas de myocardiopathie caractérisée par une prolifération de collagène et de matériel ostéoïde au sein du myocarde et associée à une inflammation hétérophilique du foie et des reins, et deux cas de myocardiopathie d’origine indéterminée. Ce cas de myocardiopathie restrictive est néanmoins le premier découvert chez un reptile.

 

Retrouvez l’intégralité de cet article dans La Semaine Vétérinaire du 10/03/2017.

Valentine Chamard
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