Un arrêté définit les mesures de biosécurité pour le transport des suidés

Tanit Halfon | 06.05.2019 à 13:02:16 |
transport porc
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Dans le cadre du plan de lutte contre la peste porcine africaine, l’arrêté du 29 avril 2019 précise les bonnes pratiques de transport des suidés vivants. Les transports de suidés de compagnie ne sont pas concernés par la réglementation.

La lutte contre la peste porcine africaine continue. Dernière mesure en date, l’arrêté du 29 avril 2019 qui définit les bonnes pratiques de biosécurité pour le transport des suidés vivants. Sont précisées les modalités d’organisation des transports (programmation), de réalisation ou encore de nettoyage/désinfection des camions. L’arrêté indique notamment l’interdiction de transporter simultanément des sangliers et des porcs domestiques. De plus, il rend obligatoire la désignation d’un référent en charge de la biosécurité, qui devra suivre une formation en ce sens.

Toutes les mesures ne sont pas d’application immédiate. Il s’agit de celles relatives à la formation du personnel à la biosécurité et à la mise en œuvre de procédures de nettoyage et désinfection après le transport dans au sein des établissements d’abattage agréés. De plus, les transports de suidés de compagnie ne sont pas concernés par la réglementation.

Cet arrêté s’ajoute à celui du 16 octobre 2018 ayant rendu obligatoire la mise en place d’un plan minimal de biosécurité dans les exploitations détenant des suidés pour l’ensemble du territoire français. Etait notamment stipulée l’obligation d’établir un plan de circulation, la liste des fournisseurs réguliers de l’exploitation ou encore un plan de gestion des flux. En outre, un délai est aussi accordé pour les mesures nécessitant un temps plus long de mise en oeuvre, comme le suivi d’une formation en biosécurité, ou encore la mise aux normes des quais de chargement et déchargement des animaux. De la même manière que le nouvel arrêté ne concerne pas le transport des suidés de compagnie, l’arrêté du 16 octobre 2018 n’associe pas toutes les mesures aux  détenteurs de suidés à des fins non commerciales. Ainsi, les détenteurs de suidés de compagnie sont uniquement concernés par l’interdiction de ne pas nourrir les suidés avec des déchets de cuisine et de table. De plus, les détenteurs des exploitations non commerciales n’ont notamment pas l’obligation de définir un plan de biosécurité et de nommer un référent en charge de la biosécurité.

A noter : dans le dernier compte-rendu d’activité de la Société nationale des groupements techniques vétérinaires (SNGTV), il est indiqué la mise en place prochaine d’un outil d’évaluation (grille d’audit) de la biosécurité en élevage pour la peste porcine africaine.

Pour rappel, la peste porcine africaine a été détectée le 12 septembre pour la première fois en Belgique, sur deux sangliers retrouvés morts dans la commune d’Etalle. Au 29 avril 2019, 766 cas de peste porcine africaine ont été confirmés sur le territoire belge (données du portail de la Wallonie). A ce jour, l’origine de la maladie reste encore inconnue. Interrogé par nos soins, le porte-parole du Service public de Wallonie, Nicolas Yernaux, avait précisé que « concernant les résultats ADN des premiers sangliers, c’est la juge d’instruction qui a saisi les carcasses qui est potentiellement en possession des résultats et qui ne les a à ce jour pas communiqué ». Seule certitude pour l’instant, « les résultats ADN du virus ont démontré qu’il avait des souches similaires au virus rencontré aux Pays Baltes, un Tchéquie et en Ukraine. » Il s’agit de virus appartenant au génotype II, variants CVR-1, IGR-2 et MGF1.

Pour en savoir plus sur le plan de lutte contre la peste porcine africaine, cliquez sur ce lien.

Tanit Halfon
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