Thérapie assistée par l’animal : Pourquoi “ça peut marcher” ?

Chantal Béraud | 25.10.2018 à 15:13:52 |
Un chien avec son maître
© Aleksandr Zotov – istock

Dans quelle mesure la thérapie assistée par l’animal est-elle une pratique validée par des recherches scientifiques ? Deux vétérinaires, un sociologue, un neurologue, un docteur en psychopathologie, une psychologue clinicienne et une maître de conférences en éthologie décrivent son potentiel prometteur à partir des réactions observées. Plongée dans un univers passionnant qui recèle cependant encore beaucoup de mystères.

Le sigle anglo-saxon AAT est le diminutif d’assisted animal therapy, c’est-à-dire “thérapie assistée par l’animal”. Elle désigne une intervention à but thérapeutique, dirigée par quelqu’un qui est officiellement reconnu comme étant un thérapeute. « Cependant, il me semble préférable de parler de médiation animale, même si on vise bien à aider quelqu’un à aller mieux, explique le neurologue Didier Vernay. Pourquoi ? Parce que l’on peut alors recourir à une alternative intéressante, par exemple, à un jeu, si le chien semble fatigué en cours d’intervention ! Cela évite de trop instrumentaliser les animaux, et de savoir quoi faire si, pour une raison quelconque, l’animal ne peut pas être présent au cours d’une séance. » C’est pourquoi, à Clermont-Ferrand, dans le cadre du diplôme universitaire de relation d’aide par la médiation animale (DU Rama), dont il est le responsable pédagogique, des médiateurs, qui savent écouter et aider, avec ou sans l’animal, sont formés. Un avis que partage d’ailleurs Guy Courtois, président de la Fondation Adrienne-et-Pierre-Sommer, un acteur majeur du secteur, qui préfère lui aussi inclure l’AAT (aussi dite zoothérapie) dans le terme plus vaste de médiation animale. Cette pratique met en jeu des processus complexes : le langage verbal, certes, mais aussi beaucoup de communication non-verbale et des processus extrêmement fins d’interaction. Et ça marche ! Reste cependant à savoir comment… L’AAT est-elle une “science de sorciers” ou bien une pratique sérieuse, dûment prouvée ? Six chercheurs ont accepté de jouer le jeu de l’argumentation en expliquant, chacun dans leur propre discipline, ce qu’ils en savent et comment, selon eux, l’AAT “peut marcher”.

Retrouvez l'intégralité de cet article en pages 40-45 de La Semaine Vétérinaire n° 1782.

Chantal Béraud
Réagir à cette actualité
Cet espace a vocation à débattre et partager vos avis sur nos contenus. En réagissant à cette actualité, vous vous engagez à respecter les conditions générales d’utilisation de Le Point Vétérinaire.fr. Tout commentaire calomnieux ou injurieux sera supprimé par la rédaction.
Retrouvez toute l’actualité vétérinaire
dans notre application

En poursuivant votre navigation, vous acceptez les CGU ainsi que l'utilisation des cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
En savoir plus

OK