Tarifs vétérinaires : des disparités importantes selon les villes

Michaella Igoho-Moradel | 24.06.2022 à 11:16:00 |
© Capture écran Site le Mammouth enchaîné

Selon le site dédié à la protection animale Le mammouth déchaîné, entre 2021 et 2022, les tarifs vétérinaires connaissent une augmentation moyenne nationale de 2,32% tous actes confondus.

Le site informatif dédié à la protection animale, le Mammouth déchaîné, vient de publier son baromètre* des tarifs vétérinaires. Les résultats de cette enquête montrent une forte disparité entre les régions. « Les vétérinaires jouent un rôle central dans la préservation du lien qui unit les propriétaires à leurs chats et chiens. Toutefois, la liberté de pratique des tarifs vétérinaires conduit à des disparités importantes et les Français n’ont pas toujours connaissance de l’engagement financier que représente un animal » indique Thomas Legrand, fondateur du site Le Mammouth Déchaîné et ingénieur en sciences des données et intelligence artificielle. Ce dernier explique que ce baromètre des tarifs vétérinaires  « a vocation à contribuer à la sensibilisation et la responsabilisation des futurs propriétaires et ainsi lutter contre le renoncement aux soins et les abandons. »

Une inflation modérée

« Bien qu’inférieure au taux d’inflation global de 4,8% en avril (période d'enquête), l'augmentation moyenne des tarifs vétérinaires connaît d’importantes disparités selon les villes » note le site.  Selon l’enquête, entre 2021 et 2022, les tarifs vétérinaires connaissent une augmentation moyenne nationale de 2,32% tous actes confondus. « La vaccination enregistre la plus haute augmentation moyenne avec 3% alors que l’identification enregistre la plus faible augmentation moyenne avec 1,5%. » Cette augmentation varie selon les villes. Ainsi, Bordeaux et Aix-en-Provence enregistrent le plus faible taux d’augmentation avec 2%, quand Nantes connait une inflation de 11%. Le site détaille cette augmentation ville par ville. Des villes moyennes connaissent une forte augmentation de leurs tarifs vétérinaires : Nanterre (+14,6 %), Bourges (+15,8 %), Lorient (+17,7 %) et Versailles (+24 %). « Une nouvelle grille tarifaire, un changement de technique opératoire pour les stérilisations, ou des tailles d’échantillons interrogés, moins de 10 cabinets pour ces villes, sont des facteurs explicatifs de ces variations. » A Paris et Marseille, les augmentations sont respectivement de 3,5 % et 3,13 %. Des villes comme Drancy, Toulon, Lille ou encore Fréjus ont des tarifs stables. Quand dans d’autres villes, les tarifs sont à la baisse, comme Maisons-Alfort (-0,8%), Asnières (-15,3 %),Albi (-17,7 %), Ivry-sur Seine (-16,3 %)...

Des écarts de prix entre chiens et chats

Les prix des actes vétérinaires varient logiquement selon la taille de l’animal. « À l’échelle nationale, le chat est l’animal qui engendre le moins de dépenses vétérinaires avec, pour sa première année de vie, un coût moyen de 440 euros (calculé sur la base de cinq actes : consultation, stérilisation, vaccination, rappel de vaccination et identification par puce). Un chien de petite taille, type Chihuahua, représente quant à lui un budget moyen de 660 euros et un chien de grande taille, type Labrador, 742 euros » indique le site. . Pour un chat, le tarif moyen d’une consultation est de 37 € et celui d’une vaccination, 66€. La stérilisation d’un mâle, 73 € et celle d’une femelle s’élève en moyenne à 133€. Le prix constaté pour une stérilisation de femelle labrador est 316 € en moyenne. Le budget des dépenses vétérinaires varie aussi selon l’implantation géographique du cabinet vétérinaire. « Parmi les actes les plus pratiqués, la stérilisation d’un chat femelle peut coûter 91 € à Dunkerque contre 340 € euros à Cannes et la vaccination d’un labrador 43 € à Bayonne contre 120 € euros à Versailles. L’étude montre aussi que pour un cabinet vétérinaire donné, les écarts très importants avec la moyenne nationale peuvent ne concerner qu’un seul acte sur les six actes usuels de la première année de vie. »

Des disparités entre régions et départements

« Sur la base d’un budget moyen total (chat et chiens de petite et grande taille), les départements Indre et Loire, Rhône, Ain, Haute-Savoie, Var, Alpes-Maritimes, Guyane et de la région île de France franchissent tous la barre de 1200 €. » La région Occitanie connaît, quant à elle, « la plus grande homogénéité des tarifs vétérinaires pratiqués en regroupant le plus grand nombre de départements pour lesquels le budget moyen total reste inférieur à 1000 €. » L’étude montre que Paris garde sa position de ville la plus chère. « Lyon et Nice se disputent la deuxième place des métropoles affichant les tarifs vétérinaires les plus élevés, avec un écart de 10 € seulement pour le budget moyen total (2200 € à Lyon, 2190 € à Nice). » Mais Lyon connaît un budget chat plus élevé (507 €) qu’à Nice (494 €). « Nice affiche toutefois un budget chien de grande taille significativement plus élevé qu’à Lyon avec une différence de 50 € entre les deux villes. »

Pour cette 2e édition de son baromètre des tarifs vétérinaires, le strict protocole d’appels anonymes, élaboré par UFC Que Choisir et utilisé en 2021 pour la première édition du baromètre,  suivant trois scénarios a été reconduit avec 2 105 cabinets et cliniques vétérinaires, répartis sur les 95 départements français, interrogés par téléphone du 19 avril au 4 mai 2022. Au total, 12630 tarifs* ont été collectés (*lorsque le vétérinaire indiquait une fourchette de prix pour un acte, le prix le plus bas était gardé).

Michaella Igoho-Moradel
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