Sécurité sanitaire des aliments : le bilan 2017 est publié

Tanit Halfon | 02.11.2018 à 13:59:27 |
viande de poulet
© CR

Les résultats des plans de surveillance et de contrôle 2017 montrent des taux de non-conformités stables par rapport à 2016. Les taux les plus élevés concernent les contaminants Campylobacter pour la viande de volaille et Anisakidae pour les poissons.

Le bilan de la campagne 2017 des plans de surveillance et de contrôle des aliments est publié.

En 2017, 18 plans avaient été programmés, dont trois nouveaux, à savoir un plan de surveillance de la contamination des poissons par Anisakidae au stade de la distribution, un plan de surveillance de la contamination des viandes fraîches de volaille par Campylobacter au stade de la distribution et un plan de surveillance de la contamination des produits à base de viande de porc cuits tranchés par Listeria monocytogenes au stade de la distribution. Ces plans ont donné lieu à la réalisation de 61 698 prélèvements, dont 60 509 produits prélevés sur le territoire national et 1 189 produits prélevés à l’importation. Les contaminants les plus recherchés sur le territoire national étant les substances interdites ou indésirables (35% des prélèvements), les promoteurs de croissance, et les résidus de médicaments vétérinaires (26% des prélèvements).

Les résultats sont globalement satisfaisants. Les taux de non-conformités restent stables par rapport à l’année 2016, avec des niveaux de contamination des denrées et des aliments pour animaux globalement faibles.

Cependant, certains plans ont montré, comme en 2016, des taux qui dépassaient les 2%, notamment :

-  le plan « chlordécone dans les denrées végétales et animales en Martinique et en Guadeloupe » : le taux est de 20% pour les plans de contrôle et 15% pour les plans de surveillance. Les non-conformités concernent surtout les produits de la pêche, notamment les crustacés, et en particulier la langouste. Les grands poissons pélagiques, pêchés au large des côtes, sont indemnes de contamination ;

- le plan « résidus de produits phytopharmaceutiques dans les productions primaires végétales » (fruits à pépins, légumes feuilles et cresson de fontaine à la récolte) : le taux est de 3,82% pour les plans de contrôle et de 13,57% pour les plans de surveillance, en lien avec l’usage de produits non autorisés, avec des mésusages ou des dépassements de limite maximale de résidus.

A noter que le bilan 2017 a montré une hausse de la contamination au mercure des produits de la pêche. Cette contamination concerne principalement l’espadon. Une révision des teneurs maximales pour le mercure dans les produits de la pêche est en cours de discussion au niveau européen.

Les nouveaux plans ont, quant à eux, montré des taux très élevés de non-conformités, sauf pour la recherche de Listeria dans les produits à base de viande de porcs cuits tranchés où aucun échantillon positif n’a pu être détecté.

Ainsi, le taux de contamination par Campylobacter des viandes fraîches de volaille était de 49,5% en filière poulet et 45,9% en filière dinde. Ce résultat est plus faible que celui de 2009 (76,22%), mais cela est à mettre en lien avec certaines matrices moins présentes en 2017, notamment celles avec peaux (carcasses et cuisses), ces dernières représentant la plus forte prévalence en 2009. Ce danger étant « considéré maîtrisé par la cuisson », le rapport souligne qu’aune mesure de gestion n’a été mise en œuvre. Ce plan ne sera pas reconduit l’an prochain.

Enfin, le taux de non-conformité pour Anisakidae était de 42,93%, reflétant une exposition forte du consommateur au parasite pour les poissons inclus dans le plan de surveillance (cardine franche, lieu noire, lingue bleue et franche, lotte, merlan et merlu). Face à ces mauvais résultats,  un travail pour améliorer la prise en compte du risque ‘parasites’ au sein de la filière et dans les plans officiels de surveillance a été engagé. Le rapport souligne, en outre, que des actions d’information et de sensibilisation du consommateur pourraient être renouvelées. Pour autant, comme pour la recherche de Campylobacter, ce plan ne sera pas reconduit l’an prochain.

Pour consulter le rapport, cliquez sur ce lien.

 

Tanit Halfon
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