RSI : ses dirigeants veulent le garder vivant !

Clarisse Burger | 27.02.2017 à 17:22:50 |
Gérard Quevillon président national du RSI
© Clarisse Burger

Les candidats à la présidentielle ont créé l’ire des administrateurs du régime social des indépendants qui ne veulent pas entendre parler de sa suppression.

Trop c’est trop ! La matinée fut tendue pour les dirigeants et les administrateurs du régime social des indépendants (RSI) : « Je suis très en colère, j’en ai assez d’entendre n’importe quoi sur le régime social des indépendants; c’est inadmissible de proposer de supprimer le régime de près de 7 millions d’indépendants ou de vouloir le réformer radicalement. Ce n’est pas un programme de campagne !  » a expliqué ce matin Gérard Quevillon, président national du RSI devant la presse, reprochant aux candidats à la présidentielle de dire n’importe quoi sur le sujet…

Face à cette situation que le président national nomme ‘dangereuse’, les administrateurs du régime ont cinq propositions à faire pour la sécurité et la pérennité de leur protection sociale. Ils veulent notamment préserver une gestion individualisée et souple de la sécurité sociale des indépendants. Contrairement aux règles de traitement du régime général. Ils souhaitent aussi soutenir les adhérents les moins bien lotis en termes d’acquisition de trimestres donnant des droits à la retraite, en leur accordant un 4ème trimestre. Ils revendiquent le principe d’universalité, de contributivité et de solidarité de la sécurité sociale et demandent par exemple, aux dirigeants de société par action simplifiée (SAS) qui se rémunèrent en dividendes de contribuer au RSI : « une situation inéquitable et dangereuse pour les indépendants et la sécurité sociale du pays » disent-ils.

Les administrateurs veulent maintenant passer à une nouvelle étape, c’est-à-dire laisser derrière eux la période sombre des dysfonctionnements du RSI et rappeler que les cotisations sont fixées par l’Etat et non par eux. Leur objectif est d’informer aujourd’hui sur les progrès réalisés en matière de recouvrement des cotisations ainsi que dans la gestion commune avec les caisses de l’Ursaff.

Ils déplorent toutefois que certains candidats à l’élection présidentielle ne veulent pas ou tardent à les rencontrer pour les écouter et à accepter le débat. Pour autant, le président ne lâchera rien « tant que j’aurai les moyens psychologiques et financiers je me battrai jusqu’au bout ».

Clarisse Burger
3 commentaires
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David_O le 27-02-2017 à 18:12:21
On se doutait un peu que la dinde n'allait pas voter pour Noël. Ce serait pourtant un énorme service à rendre aux indépendants que de supprimer cet organisme nettement moins efficace que la CPAM... La seule question c'est que faire des "compétences" de ceux qui y sévissent actuelement
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Michel Dupres, Vétérinaire le 27-02-2017 à 21:06:20
Marrant ce revirement... Il n'y a pas si longtemps le RSI était plus que décrié par ses bénéficiaires, et maintenant que les politiques en tirent les conclusions...
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Guillaume Collignon, Vétérinaire le 01-03-2017 à 09:23:06
"La dinde n'allait pas voter pour Noël" : on ne pouvait pas mieux résumer la chose, bravo !
Faisons à main levée alors : si 1 personne est satisfaite du RSI, on le garde... :
- dans l'assemblée ? non.
- en France alors ? toujours non.
- sur la Terre peut-être ? ben non.
- dans le reste de l'Univers ? il n'y a que le Diable qui en semble satisfait...
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