Royaume-Uni : toujours plus d’obésité canine - Le Point Vétérinaire.fr

Royaume-Uni : toujours plus d’obésité canine

Valentine Chamard | 01.04.2021 à 11:56:00 |
© fury123-iStock

Le carlin est particulièrement touché par cette maladie dont l’incidence augmente.

Une étude britannique menée par le programme VetCompass* au sein du Royal Veterinary College de Londres s’intéresse à la proportion de chiens souffrant de surpoids. 22 333 chiens suivis pendant un an (année 2016) en clientèle généraliste sont inclus dans l’étude. Parmi eux, 1580 sont considérés en surpoids, soit 7,1%. Une prévalence en augmentation puisqu’une étude similaire menée de 2009 à 2013 avait montré que 6,1% des chiens étaient concernés. Elle est pourtant certainement sous-évaluée selon les auteurs, la mention d’un surpoids n’étant pas toujours portée dans les dossiers médicaux (ce qui représente un biais à cette étude).

3 fois plus de risque chez le carlin

8 races montrent un  risque accru par rapport aux chiens croisés : le carlin (risque multiplié par 3,12), le beagle (2,67), le golden retriever (2,58), le springer anglais (1,98), le border terrier (1,72), le labrador (1,70), le cavalier king charles (1,50) et le cocker (1,32). A l’inverse, 2 races ont un risque réduit : le shih tzu et le berger allemand. Les chiens âgés de 6 à 9 ans sont les plus concernés (risque multiplié par 2,99) comparés à ceux de moins de 3 ans (le fait que les chiens âgés soient moins touchés pourrait s’expliquer par l’occurrence de maladies chroniques s’accompagnant de perte de poids). Les mâles stérilisés ont un risque accru de 1,90 fois par rapport aux femelles entières. En revanche, la stérilisation a le même impact pour les mâles et les femelles (risque augmenté de 1,90 et 1,89 respectivement), bien que les mâles entiers ont un risque de surpoids 1,23 fois plus élevé que les femelles. Les auteurs rappellent l’importance de la prévention auprès des propriétaires et ce à chaque consultation vétérinaire. Ils encouragent également les praticiens à renseigner l’échelle de score corporel dans les dossiers médicaux, pour un meilleur suivi des animaux et pour améliorer les connaissances sur l’obésité canine.

*programme qui recueille les données de 1800 cliniques privées volontaires du Royaume-Uni

Valentine Chamard
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