REGUMATE EQUIN : des précautions à prendre

Michaella Igoho-Moradel | 20.06.2019 à 15:56:10 |
jument
© Marjan_Apostolovic

L’Agence Nationale du Médicament Vétérinaire (Anses-ANMV) appelle à rester vigilant lors de l’administration du médicament vétérinaire REGUMATE EQUIN pour réguler les chaleurs des juments.

Vigilance. L’Agence nationale du médicament vétérinaire (Anses-ANMV) appelle les femmes enceintes ou suspectibles de l’être à rester vigilantes lors de l’administration du médicament vétérinaire REGUMATE EQUIN destiné à réguler les chaleurs des juments. « Comme tous les progestatifs de synthèse, l’altrénogest peut entraîner des effets indésirables chez la personne qui administre régulièrement le traitement. Ainsi, le contact répété avec le produit peut provoquer des troubles de l’appareil génital des femmes, tels que la perturbation du cycle menstruel, des contractions utérines ou abdominales ou encore la prolongation de la grossesse, et possiblement chez les hommes, une baisse de la libido. D’autres signes peuvent également survenir chez toutes les personnes qui administrent le produit : des maux de tête, de la fièvre, des douleurs abdominales, des nausées, de la diarrhée, des vomissements et de l’urticaire » indique l’agence. Les personnes présentant des tumeurs progestérone-dépendantes connues ou suspectées et les personnes présentant des troubles thromboemboliques, sont également visées. 

Afin d’éviter tout contact direct avec la peau, l’agence recommande de respecter les précautions d’emploi énoncées dans la notice du REGUMATE EQUIN. Les utilisateurs doivent obligatoirement porter des gants et des vêtements couvrants pendant la manipulation du produit, et se laver les mains après le traitement. En cas de contact accidentel, la peau doit être lavée immédiatement avec de l’eau et du savon. En cas de contact accidentel avec les yeux, il est nécessaire de rincer abondamment à l’eau durant environ 15 minutes.

Par ailleurs, un rapport de la Food and Drug Administration (FDA) aux Etats-Unis mentionne 130 cas de réactions indésirables liées à l’altrénogest, dont 121 dans le milieu équin, entre octobre 1987 et mai 2018. « En France, très peu de cas sont rapportés, seulement 8 cas depuis 2002 dont 3 cas dans la filière équine et l’Anses souligne un phénomène probable de sous-déclaration. En effet, les personnes ne font pas spontanément le lien entre les symptômes et le fait d’être exposé à ce médicament. Ainsi, l’Anses appelle à rester vigilant pour prévenir ces risques » poursuit-elle.

Pour déclarer un effet indésirable chez l’Homme suite à l’utilisation d’un médicament vétérinaire : https://signalement.social-sante.gouv.fr

Michaella Igoho-Moradel
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