Réapparition de la Peste des petits ruminants en Europe

Clothilde Barde | 02.07.2018 à 12:20:12 |
mouton
© pixabay

Deux foyers distincts de Peste des petits ruminants (PPR) viennent d'être confirmés en Bulgarie, les 21 et 28 juin dernier, sur la plateforme d’épidémiosurveillance (ESA).

La PPR, maladie à déclaration obligatoire de l’OIE non zoonotique virale (Morbilliirus, famille des Paramyxoviridae) des caprins et des ovins, est une menace pour les espèces d’artiodactyles sauvages et captives. Dernier exemple en date, l’épidémie en Mongolie de janvier-février 2017 qui a fait des milliers de morts chez les Antilopes Saïga.
Deux nouveaux foyers en Europe
Le 22 juin dernier, c’est dans trois élevages à Voden en Bulgarie, à dix kilomètres de la frontière turque, qu’un foyer de PPR a été confirmé par le laboratoire européen et mondial de référence du Cirad. Il s’agit du premier cas sur le territoire d’un Etat membre européen. Immédiatement après la suspicion clinique et les résultats des tests préliminaires menés par le laboratoire national de référence bulgare, les autorités sanitaires bulgares ont fait des prélèvements de confirmation adaptés (14 échantillons récoltés (13 échantillons de sang total et un écouvillon nasal)) puis elles ont mis en place des mesures de gestion sanitaire. 
Mais, en dépit de ces précautions, ce premier foyer n’est pas resté un cas isolé. Il a été suivi par un second, confirmé et déclaré le 28/06/2018, au sein d’un élevage de neuf caprins et de 151 ovins (parmi lesquels 10 ovins ont été infectés, aucun animal mort) du village de Kosti dans la région de Burgas, située à l’Est du pays. 
Doutes persistant sur l’origine et sur l’étendue de l’infection
Cette nouvelle région infectée se trouve à 160 kilomètres des trois premiers élevages touchés par la PPR, ce qui pose la question de l'origine de ce foyer. Les experts s’interrogent sur un éventuel lien avec les trois précédents élevages bulgares infectés ou sur une possible introduction multiple depuis la Turquie proche. 
Des mesures de contrôle et d’éradication ont été mises en place incluant l’abattage total du troupeau infecté ainsi que l’abattage préventif des autres petits ruminants du village (359 ovins et 34 caprins au total), la mise en place de zones de protection et surveillance autour des élevages infectés et la restriction des mouvements. Il est à présent de toute première importance de connaître l'ampleur de la diffusion éventuelle de la maladie. Pour cela, d'autres prélèvements sont prévus sur les animaux abattus et surtout des écouvillonnages systématiques d'animaux sans signes cliniques effectués dans les 10 kilomètres de la zone de surveillance autour du premier foyer.

 

Clothilde Barde
Réagir à cette actualité
Cet espace a vocation à débattre et partager vos avis sur nos contenus. En réagissant à cette actualité, vous vous engagez à respecter les conditions générales d’utilisation de Le Point Vétérinaire.fr. Tout commentaire calomnieux ou injurieux sera supprimé par la rédaction.
Retrouvez toute l’actualité vétérinaire
dans notre application

En poursuivant votre navigation, vous acceptez les CGU ainsi que l'utilisation des cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
En savoir plus

OK