Qui sont les vétérinaires à domicile ?

Chantal Béraud | 21.03.2019 à 14:08:10 |
une consultation de chien à domicile
© frédéric decante

Pour certains praticiens, les vétérinaires à domicile représentent un avenir pour la profession. Mais d’autres confrères, qui exercent en clinique, les considèrent plutôt comme des concurrents, qui en plus feraient parfois mal leur métier ! Entre ces deux tendances extrêmes, le vétérinaire à domicile peut certainement trouver sa juste et complémentaire place dans la chaîne des soins, dans des environnements urbains suffisamment denses.

Ils sont aujourd’hui six collaborateurs libéraux à travailler à domicile sur Narbonne (Aude) et sa région, au sein de Vetdom. Parmi eux, Emmanuel Faget, l’un des cofondateurs de l’Association des vétérinaires à domicile (Avad). Un choix d’exercice dans lequel il se plaît depuis 10 ans, après avoir travaillé durant six ans en clinique. Pourtant, le domicile n’est-il pas un exercice un peu solitaire ? « Je ne trouve pas, commente Emmanuel Faget. D’abord, j’aime conduire, sortir, et en voiture, aujourd’hui, on téléphone énormément ! De plus, les propriétaires nous accueillent généralement avec beaucoup d’empathie chez eux. Il y a une vraie relation client qui s’établit ». Enfin, outre l’utilisation d’outils collaboratifs d’entreprise (vidéoconférences, messages, réseaux sociaux, etc.), les membres de l’équipe de Vetdom veillent à se réunir physiquement régulièrement, notamment lors de partages de repas. 

Panorama des vétérinaires à domicile
L’Avad regroupe les vétérinaires qui travaillent exclusivement à domicile, pour les animaux de compagnie et les nouveaux animaux de compagnie (NAC). L’association compte actuellement 54 structures adhérentes. « Il existe au moins une structure par département, détaille Emmanuel Faget. Elles se concentrent majoritairement dans les milieux urbains denses : Paris, Lyon, Toulouse, Marseille, Bordeaux, Nantes, etc. Je pense que des projets d’installation peuvent s’envisager sur des agglomérations totalisant entre 200?000 et 300 000 habitants. Ce qui est sûr, c’est qu’il y a actuellement des attentes sociétales croissantes dans ce secteur ». La demande provient de personnes qui ont du mal à se déplacer (ou dont les animaux sont difficilement déplaçables), qui ne désirent pas se rendre en clinique ou qui n’en ont pas le temps. 

Retrouvez l'intégralité de cet article en pages 40-45 de La Semaine Vétérinaire n° 1801.

Chantal Béraud
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