Protection animale : de la science au droit

Lorenza Richard et Hélène Rose | 20.12.2018 à 14:28:19 |
Un rat dans des livres
© © Sergey Bolkin – istock

Après vous avoir présenté la première promotion reçue au diplôme d’établissement de VetAgro Sup, “Protection animale : de la science au droit“, ayant pour objectif de former des professionnels aux bases scientifiques et juridiques de la protection animale, nous vous invitons à découvrir quelques exemples de la diversité des sujets abordés dans les mémoires soutenus.

Chaque mémoire issu de la première promotion reçue au diplôme d’établissement de VetAgro Sup “Protection animale : de la science au droit” s’articule autour du bien-être animal et du droit, en analysant les pratiques et les normes qui les encadrent, en proposant des pistes d’amélioration, etc. Comme vous pourrez le constater à travers ces résumés, cette diversité reflète les nombreuses pistes de réflexion qu’offre la condition animale dans notre société, ainsi que dans la profession vétérinaire, qu’il s’agisse d’animaux appropriés ou d’animaux sauvages, libres ou en captivité. Tour d’horizon.

Vétérinaire canin : acteur majeur de la protection de l’animal et de l’intérêt général
S’inspirant de l’évolution du métier d’avocat, ce mémoire souhaite placer le vétérinaire canin au cœur du réseau de la protection animale. Il propose un allègement du secret professionnel par la création d’une obligation de vigilance et la possibilité de procéder à une déclaration de soupçon auprès de l’Ordre, seul juge de l’opportunité de la transmettre aux autorités compétentes (but annoncé : lutter contre le trafic d’animaux, mais aussi contre la fraude fiscale et le blanchiment d’argent en découlant). Le mémoire propose ensuite la mise en place d’un plan massif de stérilisation des chats libres par la création d’une obligation de solidarité individuelle des vétérinaires canins, sur le modèle de celle existant pour les avocats. Les modalités pratiques en seraient fixées par l’Ordre (but annoncé : réduire la misère féline, mais aussi protéger la santé publique et la biodiversité). 

D’après Symniacos Olivia. Vers un renforcement du rôle du vétérinaire dans le réseau de la protection animale ? 

Protection du chat libre en ville
La ville est considérée comme un territoire “humain”, régi par des règles édictées par et pour l’homme. Pourtant, elle rapproche d’une manière inédite les animaux sauvages des citadins. Le désir de cohabiter avec cette faune urbaine est un terrain propice pour repenser la place de l’animal libre dans le droit. Mais comment y parvenir ? En analysant le cas du chat errant. La loi du 6 janvier 1999 a révolutionné son statut en lui en créant un nouveau : celui de “chat libre”. Sa gestion est aujourd’hui encadrée et une nouvelle forme de gouvernance s’est installée, associant acteurs publics et privés. Reconnu sensible, le chat libre est protégé au même titre que les chats domestiques, tout en restant un animal “entre-deux” d’un point de vue scientifique, social et juridique. Ce statut très particulier du chat errant devenu “chat libre” pourrait donc permettre de faire évoluer plus généralement le statut des animaux sauvages libres dans le droit. Julie Delfour

D’après Delfour Julie. L’animal libre en ville : le cas du chat

Retrouvez l'intégralité de cet article en pages 36-41 de La Semaine Vétérinaire n° 1790.

Lorenza Richard et Hélène Rose
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